Christian Piot sur le Standard : "4 sur 12, on peut commencer à s'inquiéter"

Sèchement battu vendredi soir à domicile par Zulte Waregem (0-4) lors de la 4ème journée de Pro League, le Standard s’est offert un premier moment de tension devant son public. Avec un bilan de 4 points sur 12 possibles, les premiers doutes s’abattent sur Ricardo Sa Pinto et ses hommes.

"Il n’y a pas eu match. Zulte nous a donné une leçon de football. Il n’y a aucune discussion possible. Ils ont joué au football, nous, on n’a pas réussi à la faire, a regretté au micro de la RTBF Christian Piot, célèbre gardien de but des Rouches entre 1966 et 1978. Défensivement, on a été fébriles. Devant, on ne s’est quasiment pas créés d’occasions nettes. Et au milieu de terrain, on a été inexistants. Dans ces conditions, qu’est-ce que vous voulez faire ? Qu’est-ce que vous voulez montrer comme football ? Aujourd’hui, on a vu toutes les lacunes qu’il y a encore pour le moment. Il faut laisser du temps à Sa Pinto, il essaie de faire avec l’effectif qu’il a. Mais 4 points sur 12 ça devient quand même déjà assez sérieux. On peut peut-être commencer à s’inquiéter."

Et le triple champion de Belgique (1969, 1970 et 1971) de pointer du doigt certains choix de l’entraîneur portugais : "J’ai été étonné parce qu’Alexander Scholz a joué à une place qui n’est pas la sienne (latéral droit, ndlr). On a aussi joué avec deux défenseurs centraux qui sont gauchers. Ce sont des choix de l’entraîneur. Mais il n’y a pas que la défense. L’équipe en générale a sombré."

Alors qu’on pensait les Liégeois sur le bon chemin après leur excellente réaction face à Genk lors de la seconde période pour leur première sortie à Sclessin, les Rouches sont directement retombés dans leur travers.

"A Saint-Trond, ça n’avait pas été brillant mais, tout en ne jouant pas bien, on pouvait gagner le match. Contre Zulte, vue la manière avec laquelle on a joué, on n’avait pas une chance" fustige l’ex-portier des Diables Rouges qui espère une vive réaction de 'son' équipe alors que le calendrier se corse.

"Les deux matches qui viennent contre Bruges et Charleroi vont être très importants, juge Piot qui pense savoir ce qui fait cruellement défaut au Standard. Il nous manque un meneur de jeu. C’est certain. Pour l’instant, on ne l’a pas. C’est peut-être ça qui pourrait faire la différence."

Le spectacle de vendredi soir n’a pas plus aux supporters. Les sifflets se sont fait entendre depuis les travées de Sclessin.

"On connaît nos supporters. Ils aiment les joueurs qui mouillent leur maillot. Quand ils voient que leur équipe ne va pas bien mais que les joueurs ne font rien pour arranger cela, ils commencent à se manifester" conclut le Soulier d’Or 1972.

Aux joueurs de rapidement lever les premiers doutes avant que ceux-ci ne deviennent trop pesants.

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