Bilan 2020, covid 19 et football belge (7/12) : Standard

Arnaud Bodart a pris une nouvelle envergure entre les perches liégeoises mais l'absence de supporters semble peser sur la grinta typique du Standard.
Arnaud Bodart a pris une nouvelle envergure entre les perches liégeoises mais l'absence de supporters semble peser sur la grinta typique du Standard. - © BRUNO FAHY - BELGA

275 millions d'euros de perte globale de revenus. En publiant la réalité implacable des chiffres, le 19 novembre dernier, la Pro League a objectivé les terribles conséquences financières de l'épidémie de covid-19 pour nos clubs professionnels.

Aujourd'hui, nos clubs sont face à une nécessité de limiter les dépenses sur le marché de transferts, en faisant preuve d'une inventivité et d'une créativité maximales.

Y sont-ils parvenus ? Dans quelle mesure leurs ambitions sportives ont-elles été affectées par une perte de revenus exceptionnelle, dans tous les sens du terme ? Petit tour d'horizon subjectif en descendant le classement et en comparant les performances.

Les chiffres pris en considération ont été arrêtés au 17 décembre.

Saison 2019-2020 : 33 points après 17 journées

Saison 2020-2021 : 25 points après 17 journées (-8)

La vie au Standard n'est pas, n'a jamais été et ne sera jamais un long fleuve tranquille. Ce qui le rend à la fois si particulier et si indispensable au paysage footballistique belge. La saison dernière, le club liégeois n'a jamais quitté le Top 5. Aujourd'hui, il pointe à la 7è position. La faute à des résultats déclinants (4/18 sur ses 6 derniers matchs) et à un coach aujourd'hui mis sur la sellette, alors que ses débuts étaient plutôt prometteurs. 4-3-3, 3-4-3, 5-3-2,...


>> LIRE AUSSI : Le bilan de l'Antwerp


Philippe Montanier a rapidement montré qu'il disposait de cette fameuse "flexibilité tactique" chère à Roberto Martinez. Il a également renoué avec une méthode réclamée depuis de longues années : l'introduction de nombreux jeunes dans l'équipe. Raskin (devenu indispensable), Pavlovic, Tapsoba, Balikwisha,... Tous ces noms sont devenus familiers aux oreilles des suiveurs. Les débuts de Montanier ont donc répondu aux attentes, notamment lors de matchs de haut niveau face à Bruges ou Charleroi notamment.

Néanmoins, ces dernières semaines, l'étoile de Montanier a pali : approche trop défensive, flexibilité tactique amoindrie, gestion chaotique et non-expliquée du cas Carcela, nervosité accrue dans l'analyse et le comportement. Pourtant, le Standard est tel qu'une étincelle suffirait à le propulser vers les sommets. Une étincelle, une spirale,... Même sans le très précieux concours du fameux 12e homme de Sclessin.


>> LIRE AUSSI : Le bilan du Cercle de Bruges et d'Ostende


On le sait, les finances du Standard se portent plutôt mal. Pas étonnant, dès lors, que le club ait davantage vendu qu'acheté l'été dernier (5,5 millions € pour Vojvoda au Torino et 2 millions € déboursés pour Muleka du TP Mazembe). On pensait le noyau insuffisamment renforcé mais, grâce à l'émergence de Raskin, la confirmation de Bodart ou encore la polyvalence de Bokadi, il a prouvé qu'il pouvait être concurrentiel (sur la scène belge du moins…).

Une solidité défensive recherchée a été rencontrée (deuxième meilleure défense derrière Bruges). En revanche, la faiblesse offensive se constate... depuis le départ d'Emond (un départ jamais compensé de façon pérenne par Oulare, Cop ou Avenatti). Plus encore, ce qui frappe dans le jeu du Standard, c'est son manque de folie (incarnée naguère par Mpoku ou Carcela) qui, aujourd'hui, en fait une équipe assez prévisible. A l'opposé de son ADN...

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK