Avec Olivier Deschacht, on ne cause pas des paris…

Avec Olivier Deschacht, on ne cause pas des paris…
Avec Olivier Deschacht, on ne cause pas des paris… - © Tous droits réservés

Avec Olivier Deschacht, le sujet des paris reste tabou. Abordez le thème, la réaction est immédiate. Nous nous en sommes rendu compte cette semaine.

Olivier Deschacht a connu une carrière exceptionnelle. Il le dit lui-même : " en fonction  de mon maigre talent " (sic), il n’aurait jamais pu rêver aligner 8 titres de champion et détrôner Paul Van Himst, recordman des matches joués sous le maillot mauve. Engagé actuellement avec Lokeren dans la lutte pour le maintien, Oli est en passe de perdre ce dernier combat, qui sonnera sans doute (sa décision n’est pas encore prise) sa fin de carrière.

Olivier Deschacht était un interlocuteur idéal pour aborder la pression du foot moderne, les problèmes actuels d’Anderlecht, le quotidien du footballeur professionnel, ses moments de joie, ses moments de doute ou la critique publique. De tout cela, Olivier Deschacht parle, avec la franchise qui le caractérise, sans rien éluder, dans l’interview " Sur le Gril " que vous découvrirez ce vendredi. Une interview sincère, directe et sans tabou.

Mais cette fin de carrière difficile sur le plan sportif s’accompagne, sur le CV  de Deschacht, d’une tache qui semble indélébile : son implication dans un grand nombre de paris sur des matches de football (chose interdite aux joueurs pros). Deschacht est actuellement poursuivi en justice pour ces faits, et son argumentaire est connu : c’est son frère Xavier qui aurait utilisé son compte UNIBET.

Mais balayer la carrière d’Olivier Deschacht sans évoquer ce sujet sensible se serait apparenté, comme journaliste, à une faute professionnelle. Lors de l’interview réalisée ce mardi à Daknam, il n’avait jamais été établi que ce sujet était tabou pour l’ex-capitaine anderlechtois, et qu’il était dès lors banni des questions.

En toute fin d’une interview qui s’était du reste déroulée sans le moindre accroc, le sujet fut amené, de manière certes taquine et un peu provocante (c’est le ton habituel des interviews " Sur le Gril "), à travers la question suivante : " Le prochain match du 3 mars Lokeren-Anderlecht sera un moment important pour vous, comptez-vous parier sur ce match ? ". A notre grande surprise, Deschacht se cabra, nous foudroya du regard et mit fin à l’entretien en quittant la pièce précipitamment, sans laisser place au dialogue ou à une explication. À ce jour, et malgré l’intervention de l’attaché de presse, nous n’avons toujours pas reçu d’explication.

Le public doit savoir que la plupart de ces longues interviews de footballeurs se déroulent en présence de l’attaché de presse, avec relecture avant diffusion et éventuelle censure. C’est le lot de la communication moderne en football. Dans le cadre de nos interviews " Sur le Gril ", les entretiens se déroulent la plupart du temps sans anicroche, dans un respect mutuel et sans aucun exercice de la censure.

Il est donc regrettable qu’Olivier Deschacht, malgré son expérience et son remarquable parcours, n’ait pas voulu aborder cette thématique des paris qui marque sa fin de carrière et intéresse fortement le public. Chose d’autant plus étonnante que lors de l’interview, Deschacht évoque lui-même les travers de comportement des footballeurs, son respect à l’égard des journalistes et son acceptation de la critique.

Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

Rendez-vous ce vendredi pour l’intégralité de l’interview, au demeurant passionnante, d’Olivier Deschacht. Mais n’attendez donc, de sa part, aucun éclaircissement complémentaire sur cette question des paris. Ce n’est pas faute d’avoir essayé.

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