Au Standard, les primes du printemps sont payées… en hiver !

Au Standard, les primes du printemps sont payées… en hiver !
Au Standard, les primes du printemps sont payées… en hiver ! - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Ce n’est pas un scoop, les finances du Standard ne sont pas florissantes. Et le passage du Covid-19, pour tous les clubs belges et l’économie en général, n’a évidemment rien arrangé. Après une première ponction sur les salaires au mois d’avril, mesure obtenue après quelques tensions auprès du groupe des joueurs, le Standard doit imposer un deuxième tour de vis : la prime de qualification pour les Play-Offs 1… qui n’ont jamais été joués, ne sera payée qu’au mois de décembre ! Car le club liégeois est en cruel manque de liquidités pour décaisser cette somme pour l’instant.

Il est question ici d’un versement global de 800.000 euros, à diviser entre les 25 joueurs selon les contrats et le temps de jeu de chacun (titulaires ou réservistes montés au jeu). Mais contrairement à la réduction de salaire d’1,5 mois obtenue en avril (mais imposée en pleine période de confinement avec pas mal de couacs de communication à la clé...), ce report de prime a fait l’objet, nous dit-on en interne, d’une négociation sereine et concertée entre la direction et le conseil des joueurs. La formule d’accord final aurait même été suggérée… par les joueurs eux-mêmes, représentés par Zinho Vanheusden, Jean-François Gillet, Obbi Oulare, Arnaud Bodart, Nicolas Gavory et Noé Dussenne !

Du plomb dans les caisses

La crise du coronavirus a semé du plomb dans les caisses du football belge, et particulièrement dans celles des clubs qualifiés pour les Play-Offs 1. Une participation aux PO1 pèse quelque 5 millions d’euros de rentrées pour un club comme le Standard (droits télé, ticketing, merchandising, catering,…). Et les joueurs sont pareillement impactés… puisqu’il en va d’autant de primes de résultats qui se sont évaporées en fumée.

Avec le démarrage des campagnes d’abonnements et la perception des prochains droits télé (le nouveau contrat média, signé la semaine passée, génèrera 515 millions d’euros pour le foot belge sur les 5 prochaines saisons !), les clubs vont pouvoir " re-palper du cash ". Mais entre-temps, il a fallu prioriser les dépenses. Ce qui explique, à Sclessin, ce dossier des " primes de printemps " reporté à l’hiver.

Objectif de mercato discret

Au Standard, le budget a été maintenu, malgré les difficultés financières, autour des 30 millions d’euros. Le mercato, qui sera sans doute découpé en deux périodes, livrera aussi ses vérités… mais connaîtra une chute des prix vu la crise sanitaire. La direction liégeoise a d’ailleurs répété que le club " n’était pas tenu de vendre des joueurs et restait à l’affût d’opportunités ". Sauf, selon la formule consacrée, " offre impossible à refuser " : même si le jeune défenseur n’est pas mis en vitrine, Zinho Vanheusden reste le joueur liégeois le plus bankable

Stage en France ?

En attendant, le nouveau coach Philippe Montanier a pris la conduite de ses troupes, qu’il devrait emmener pour un premier stage durant la 2e quinzaine de juillet. Des contacts en France ont été noués par le nouveau Directeur Sportif Benjamin Nicaise.

Enfin, le nom de l’ex-propriétaire local… Roland Duchâtelet, prédécesseur de Bruno Venanzi (qui a gardé le contact), circule toujours pour intégrer à son tour le refinancement du stade. D’autres anciens Rouches ont déjà investi, comme Axel Witsel, Marouane Fellaini et… Michel Preud’homme. Toujours en vacances, ce même MPH devrait du reste rallier sous peu Sclessin en sa qualité d’administrateur et conseiller sportif. Et rien que cela. Tant que tout roule pour Montanier ?

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