Assistance vidéo : épais brouillard au Stade Arc-en-ciel

Situation étonnante, et frustrante, hier soir lors de la rencontre Zulte Waregem-Club Bruges. On joue la 75ème minute, le score est 1-2 et les hommes de Francky Dury poussent pour égaliser. Peter Olayinka pénètre dans le rectangle, contact avec Brandon Mechele, le jeune nigérian se retrouve au sol. Penalty ? Pas sûr ! L’arbitre en tout cas fait immédiatement signe "il n’ y a rien !", et le jeu se poursuit. On s’attend à une intervention du VAR (Video Assistant Referee), elle ne vient pas. Les ralentis par contre arrivent, implacables : le penalty est flagrant. Alors quoi ?!

Nous avons contacté ce matin Johan Verbist, coordinateur des arbitres pour le Foot Pro à la Fédération. Disponible, clair, intéressant. Pour lui, deux erreurs ont été commises, une petite, et une… grosse.

Sur l’action, en direct, il confesse avoir hésité ; avant de voir les ralentis. Donc il comprend que Lawrence Visser, pourtant bien placé, ait pu ne pas voir la faute. Mais son erreur, puisqu’il dispose du VAR, est d’avoir immédiatement fait le geste "pas de faute, on continue !". A noter que c’était la 1ère expérience de VAR pour Visser, par ailleurs assez bon dans ce match.

La faute principale, incompréhensible, vient de l’assistant vidéo, qui ne bronche pas. Apparemment en tout cas, car Verbist n’a pas encore eu l’occasion de débriefer le match avec les arbitres. Nous n’avons pas la version du VAR, et Fernand Meese, qui opérait comme superviseur hier a refusé de nous parler ce matin. Mais si le VAR l’avait alerté, Visser aurait été fou de ne pas le suivre. Sur une pareille situation le VAR doit immédiatement visionner les ralentis, inviter l’arbitre à interrompre le jeu dès qu’il peut et venir voir l’écran prévu à cet effet.

Hier soir, l’arbitrage s’est ridiculisé, et c’est dommage, parce que l’assistance vidéo est un progrès (potentiel) évident.

Concernant les quatre VAR désignés cette saison, une réflexion : leur rôle est crucial, les arbitres en deviennent tributaires, le sort d’un match aussi. Certes ils n’ont pas derrière eux une "grande" carrière, mais ils sont d’anciens arbitres de D1, et disposent des ralentis nécessaires. Alors quoi ?!

Laissons du temps au temps. Mais pas trop, car la patience des spectateurs, médias, entraîneurs et joueurs aura ses limites. Hier soir, en tout cas, au Stade Arc-en-ciel, il y avait des éclairs et de la foudre dans certains propos.

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