Anthony Descotte, la nouvelle pépite de Charleroi ou l'itinéraire d'un garçon pressé…

Le ciel est azur au "Pays noir" et comment pourrait-il en être autrement ? Des comptes en positif, une 2e place au classement, un collectif équilibré et performant et des jeunes qui intègrent progressivement le noyau pro. Dernier invité en date, Anthony Descotte ! A 16 ans, l’attaquant a été convié à passer la semaine de stage en compagnie du noyau A. Et le moins que l’on puisse écrire, c’est que l’adolescent a laissé une excellente impression au staff et à ses coéquipiers plus chevronnés.

A la découverte d’un buteur pressé

Après 5 années passées au Sportingd’Anderlecht, Anthony Descotte, Carolo pur jus, a brûlé les étapes depuis le début de saison passant des U18 aux U21 avec la même facilité avant de rejoindre le noyau pro il y a quelques semaines…" Cela m’a fait énormément plaisir d’être invité au stage. Malgré la fatigue, la semaine s’est assez bien passée. " A l’heure où les adolescents de son âge préparaient la rentrée, l’attaquant s’est très vite adapté à son nouvel environnement sportif malgré la surprise initiale, " je ne vais pas dire que j’étais émerveillé mais il s’agit de joueurs que je vois d’habitude à la télé. Au début, c’était un peu stressant mais les coaches me parlent beaucoup. Ils me considèrent comme un joueur du noyau à part entière. Cela m’aide beaucoup". Une capacité d’adaptation qui a séduit son entraîneur Karim Belhocine " Dès le premier entraînement, il n’y a pas eu un moment où je me suis dit " c’est un jeune"  parce qu’il est rapide, costaud sur ses appuis et qu’il marque des buts ! Bref, il a toutes les qualités de l’attaquant moderne. J’aime ces jeunes qui ne se mettent pas de barrière. À partir du moment où il est sur le terrain, il joue comme un adulte "

Ses qualités ? Vitesse et sens du but

Durant la semaine passée avec " les Grands ", on a pu constater sa vitesse d’exécution et une adresse certaine face au but. Anthony, lui, a été marqué par le rythme des échanges et l’intensité des séances, " Ça va très vite et ce n’est pas toujours facile. Je n’étais pas habitué à avoir cette pression. Ici, les joueurs sont plus rapides. Franchement, je pensais être rapide mais ils (les pros, ndlr) sont aussi rapides que moi ", ose-t-il avec un timide sourire.

Et c’est vrai qu’à l’entraînement, le garçon ne souffre aucun complexe. Malgré son jeune âge et son inexpérience, sa puissance, son agilité et son sang-froid devant le but attirent les regards et impressionnent les plus anciens. " Franchement ce qu’il montre à 16 ans, c’est surprenant. Il nous donne l’impression d’être dans le groupe depuis le début de saison. Ce que je peux lui conseiller, c’est de continuer à bosser comme il le fait et de ne pas prendre le melon," lui conseille Dorian Dessoleil. Aucun risque que le gamin prenne la grosse tête avec un capitaine qui connaît les ficelles de l’apprentissage, " il peut compter sur moi pour lui mettre un petit coup de tampon de temps en temps sinon il n’apprendra pas", rigole le patron de la défense qui enchaîne " à 27 ans, j’arrive encore à bouger un petit garçon de 16 ans ".

Booba et Niska

Des pros qui l’ont pris sous leurs ailes, non sans l’avoir bizuté auparavant. Un rite d’initiation obligatoire pour chaque néophyte, "j’ai chanté un morceau de Niska et Booba (Médicament, NDLA) mais ils m’ont jeté des serviettes et hué ! J’étais assez stressé et ça ne s’est pas super bien passé ", rigole-t-il un peu gêné.

La présence d’Anthony Descotte et des autres jeunes qui ont intégré le noyau apporte cette dose de fraîcheur nécessaire au bon fonctionnement du groupe. Massimo Bruno, se revoit aussi un peu lui… " Je me souviens de mon 1er stage avec les pros, je devais avoir 17 ans. C’est un moment qu’on n’oublie pas. On est fier d’intégrer le noyau mais on est surtout là pour bosser et se montrer. Prouver qu’on a sa place car on n’a qu’une envie c’est de percer… Il est sur la bonne voie". Contrairement à l’ailier qui a fait ses classes à Charleroi avant de partir à Anderlecht, Anthony Descotte a connu le parcours inverse avec un passage de quelques jours par… Le Standard à l’intersaison "mais je n’y ai jamais joué car le programme était incompatible avec l’école. Mes parents ne voulaient pas que j’aille à l’internat, du coup j’aurais dû me lever chaque matin à 5h30 pour aller à Liège" et ce sont les Zèbres qui en ont tiré profit.

"Je n'ai pas de modèle"

Quand on lui demande, quel est son modèle d’attaquant ? La réponse est surprenante. " En réalité, je n’ai pas de modèle ! Je ne m’intéresse pas trop au football international. Je préfère me concentrer sur mon jeu et mes entraînements. Je ne regarde que très rarement les matches à la TV." Le jeune de poursuivre, " bien sûr Messi, Ronaldo ça me parle… Mais j’ai la chance de pouvoir côtoyer de très bons attaquants au Sporting. Je m’inspire beaucoup de Nicholson et Rezaei."

Et puis des anciens comme Niane, Marinos me conseillent beaucoup.

Pas de modèle mais un souhait à moyen terme, " Ce que l’on peut me souhaiter ? Peut-être mes débuts avec les Pros mais pour cela, il faut que je travaille encore. Après, qui sait ? "

En football, la vitesse est une qualité mais la patience, une vertu. Anthony Descotte, garçon pressé et bien élevé, l’apprendra très vite, aussi vite qu’il a franchi les étapes jusqu’au noyau A.

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