Anderlecht-Standard: ce clasico est-il vraiment disproportionné ? L'avis de nos experts

Ce dimanche, sur le coup de 18h00, le Sporting d’Anderlecht accueille le Standard de Liège pour le compte de la 24e journée de Pro League. Un choc historique très important, surtout pour le club liégeois. Les hommes d’Aleksandar Jankovic pointent au neuvième rang, à quatre unités du sixième. L’affrontement entre Mauves et Rouches est-il disproportionné ? Nos experts ont répondu à cette question.

"Sur papier, la confrontation peut paraître en effet disproportionnée. Non seulement vu l’écart au classement mais surtout vu les états de forme actuels des deux clubs. Le Sporting respire la sérénité et aligne les succès avec pas mal de buts à la clef. A l’inverse, le Standard nage en plein doute, rongé par le stress et occupé à louper le bon wagon des play-offs 1 pour la deuxième saison consécutive", avance d’entrée Thierry Luthers. Notre collègue apporte tout de même une réserve à cette analyse : "Mais c’est un "clasico" et dans ce contexte-là, tout reste possible. De toutes façons, les Liégeois n’ont plus le choix : ils savent qu’un nouveau revers au Parc Astrid hypothéquerait encore un peu plus leur accession aux PO 1. On est curieux aussi de voir quel sera le comportement des supporters liégeois si la rencontre devait tourner à la confusion de leur équipe favorite."

Si l’on s’en tient au classement général, il n’y a pas photo entre les deux formations. "Le choc est probablement disproportionné car le Sporting est en train de trouver son rythme et son équilibre. Et les Mauves possèdent le buteur le plus prolifique sur notre sol. De plus, à domicile et en championnat, Anderlecht ne s'est fait surprendre qu'une seule fois en 22 mois (défaite contre Westerlo 1-2 le 25 septembre 2016). Soit 1 défaite sur les 36 derniers. Le Standard lui, me paraît toujours chercher la bonne formule. Derrière, la défense dans son ensemble n'a que rarement rassuré. Le départ d'Adrien Trebel a jeté le trouble dans l'entrejeu et devant, seul Ishak Belfodil tient son rang. Le Standard, s'il est battu à Anderlecht, pourra se préparer aux PO2", souligne lui Vincent Langendries.

L’écart est important, soit 15 unités, entre les deux équipes. Mais une rencontre ne se base pas que sur des données chiffrées. "Les chiffres sont clairs: 15 points d'écart après 23 journées et 1 victoire en 12 déplacements pour le Standard (13 si on compte la défaite en coupe à Geel !). Le match de demain est en réalité beaucoup plus disproportionné dans les chiffres que dans la qualité des joueurs présents sur la pelouse. Gillet est-il moins bon que Boeckx ? Scholz et Laifis inférieurs à Spajic et Nuytinck ? Edmilson moins talentueux que Chipciu ? Danilo moins doué que Dendoncker ? D'un côté, il manque sans doute au Standard un Tielemans ou un Teodorczyk mais, de l'autre, Anderlecht n'a pas le profil d'un Belfodil...", pointe Rodrigo Beenkens.

"Disproportionné ? Le mot est fort. Peut-être au niveau de la confiance, oui. Pour le reste, sur un match, le Standard a de quoi réussir un coup au stade Constant Vanden Stock. Les joueurs offensifs des Liégeois ont tout à fait le niveau des PO1. Et la défense d'Anderlecht a concédé beaucoup d'occasions mercredi à Westerlo! Bref, Anderlecht part favori grâce à cette consistance retrouvée, mais ne parlons pas de match disproportionné !", conclut pour sa part Benjamin Deceuninck.

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