Affaire Charleroi-Standard, découvrez les arguments de la CBAS

La Cour Belge d'Arbitrage pour le Sport (CBAS) a rendu ce lundi sa décision concernant le dossier de l'arrêt du match de championnat du 4 décembre 2016 entre Charleroi et le Standard. Cette rencontre avait été arrêtée par l'arbitre Serge Gumienny après moins de 70 minutes, alors que le score était de 1-3 en faveur des Rouches.

La CBAS a décidé qu'aucun point ne serait attribué pour ce match. En revanche, le Standard n'écopera pas du match à huis clos initialement prévu. Découvrez ici les arguments de la CBAS.

Pourquoi aucun point ne sera attribué ?

A ce sujet, la CBAS s'appuie sur l'article suivant du règlement de l'URBSFA : "Lorsque l'arbitre arrête définitivement le match après avoir appliqué la procédure en cas de violence verbale ou en cas d'incidents en dehors du terrain de jeu, le match est perdu avec des chiffres de forfait par le club qui est à la base des incidents, ou les points ne sont pas attribués si les incidents sont provoqués par aussi bien les supporters de l'équipe visitée que par les supporters de l'équipe visiteuse".

L'article vise les "incidents" sans aucune distinction. "S'il est possible que l'auteur du règlement de l'URBSFA ait en vue d'autres situations que celle en cause, comme l'envahissement de terrain par les supporters des deux équipes par exemple, ce qui est pure hypothèse, il n'en resterait pas moins que le texte ainsi libellé est parfaitement applicable au cas d'espèce", est-il noté dans le rapport de la CBAS.

Et de préciser encore : "Sans doute, cette sanction (non attribution des points aussi bien pour le Standard que Charleroi), cette sanction peut-elle paraître sévère pour le club visiteur mais il y a lieu de rappeler que l'arrêt définitif du match n'aurait pas été décidé par l'arbitre, si certains soi-disant supporters du Standard de Liège n'avaient préalablement été à l'origine du déclenchement des deux premières phases (d'interruption de la rencontre) à la 52ème et la 55ème minute du match, ce qui n'est pas contesté. Ce sont ces quelques supporters du Standard qui, par leurs actes inconsidérés et inacceptables (jets de pétards, briquets,...) ont mis leur propre club en danger de perdre les trois points du match. Ce sont précisément de tels comportements portant gravement atteinte à l'image du football, à l'esprit du sport et au respect des personnes que l'on veut prévenir en sanctionnant indifféremment les deux clubs".

Enfin, la CBAS souligne encore que "les réactions de ces supporters étaient, dans le cas présent, totalement déconnectées de l'enjeu du match (la deuxième interruption se produit alors que le Standard mène au score, ndlr). Qu'il y ait eu provocation par le gardien du Sporting de Charleroi... ne saurait excuser les jets de pétards et lancers d'objets pouvant porter atteinte à l'intégrité physique du joueur."

Pourquoi l'annulation du huis clos ?

L'argument de la CBAS est que "le club visiteur ne dispose pas des mêmes moyens que le club visité pour assurer la sécurité et la police du stade. Il convient, par ailleurs, de tenir compte des réels efforts techniques et financiers accomplis par le Standard de Liège pour prévenir ou empêcher les débordements de ses supporters (...). Le jour du match, il avait proposé que ses stewards participent au contrôle des supporters lors de l'entrée au stade mais ceci a été refusé."

Résultat, "la condamnation à un match à jouer à huis clos n'apparaît par approprié au vu de la circonstance que le Standard de Liège intervenait en qualité de club visiteur et au vu des efforts qu'il semble aujourd'hui fournir pour lutter contre les dérives de ses supporters".

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