Inédit : vers une P1 luxembourgeoise à 13, une P1 brabançonne à 17 !

Le prochain championnat de foot de la première provinciale luxembourgeoise risque de n’avoir plus jamais aussi peu d’équipes sur une ligne de départ. Dans le Brabant, on se dirige vers un nombre record aussi.

En février dernier, à la suite du départ de son président mécène, Saint-Hubert a fait part de sa décision de ne plus inscrire une équipe en première provinciale luxembourgeoise pour la date couperet du 15 mai 2021. Comme le club possède une formation B à l’étage inférieur, celle-ci deviendra une " A " et s’inscrira dans le championnat de P2.
Conséquence, pour la première fois de son existence, l’élite de cette Province ne compterait que treize noms sur la ligne de départ.
" Le règlement fédéral prévoit que l’on ne peut descendre en dessous de quatorze par série de P1 et P2, explique le senior manager Guy Van Binst. Mais avec la saison blanche que nous venons de vivre, impossible de régler la situation en faisant monter par exemple une ou des équipes supplémentaires de la P2. Sur quel critère promotionnerions-nous l’un ou l’autre ? Il n’y a aucune manière de le faire sans léser personne. A situation exceptionnelle, règlement transitoire exceptionnel. Nous attendons d’ici les prochains mois que le Conseil supérieur fédéral règle dans les textes ce cas particulier. "
Un championnat de P1 sur un total de 24 matches, en période sans virus, ce serait donc inédit.
Depuis 2013-2014, à la suite d’un vote des clubs, les Luxembourgeois avaient déjà abandonné les séries à seize pour contourner les nombreuses remises générales décrétées durant un hiver toujours plus compliqué à gérer dans cette partie du territoire.
Sans compter les installations sans éclairage adéquat pour disputer des matches en semaine ou un nombre en diminution d’équipes premières inscrites en championnat, expliquant déjà six séries à… treize en troisième provinciale.

Un descendant de la prochaine P1 Lux est déjà connu

" Certains présidents de l’élite pestent à l’idée de devoir disputer un championnat à treize, enchaîne Guy Van Binst. Selon eux, il n’est pas logique qu’on laisse aux dirigeants de St Hubert le choix d’inscrire une équipe en P2 ou en P1. Mais le règlement les y autorise.
En attendant, depuis ce dernier lundi soir, tous ces responsables seront peut-être soulagés d’apprendre que dans le cas où aucun représentant luxembourgeois ne bascule de la D3 acff, seul le treizième classé sera descendant en P2. Le CP fera comme si le 14e, qui n’existe pas la prochaine saison est le premier descendant connu. Et bien sûr, on repartira, sauf catastrophe avec une P1 luxembourgeoise à 14 en 2022-2023. "

La Province de Luxembourg, qui a déjà décidé que ses représentants dans la prochaine coupe de Belgique seraient les mêmes que ceux dits de la saison blanche ne s’est en revanche pas encore positionnée sur la façon dont elle organisera les prochains tours finaux. Pas encore certain, comme c’était le cas par le passé, et à titre d’exemple qu’un club en théorie descendant de l’élite ne puisse encore se maintenir après une confrontation avec un club de P2.
Le Comité Provincial attend de pouvoir réunir ses clubs pour avancer dans ce dossier, mais au regard de l’évolution de la pandémie, l’horizon reste bouché. " On y verra déjà un peu plus clair à la mi-mai, avec la fin des inscriptions pour le prochain championnat. Aujourd’hui, en dehors d’une équipe de Saint Hubert, nous savons juste que nous perdrons l’US Saint Médard, en manque de forces vives. Faut-il s’attendre à d’autres surprises après une aussi longue période sans foot ? ".

Jusqu’à sept descendants de P1 brabançonne possibles

Au niveau de l’élite brabançonne et bruxelloise côté francophone, on devrait aussi se retrouver avec une situation très particulière puisqu’avec l’inscription probable de la deuxième formation du nouveau club fusionné Tubize-Braine le Comte et la saison blanche derrière, la P1 n’aura pas d’autres solutions que de faire démarrer son prochain championnat à dix-sept.
Un an plus tôt, la même série aurait déjà pu se retrouver à quinze à la suite de la non-inscription en dernière minute de Wavre, mais comme il y avait eu un championnat juste auparavant, l’ES Braine avait pu être repêché en dernière minute, en P2 pour conserver une élite provinciale à seize, ce qui reste une norme dans les P1 francophones.
Si nous sommes dix-sept équipes en 2021-2022, cela ne posera pas de souci, note Marc Roosens, senior manager de la province. On aura besoin de quatre semaines de championnat en plus pour disputer tous les matches et forcément, avec une équipe bye à chaque journée, il ne sera pas possible de faire évoluer tout le monde ensemble lors des deux dernières journées. Mais nous adapterons le règlement, et puis nous commencerons notre championnat dès le week-end qui suit le 15 août afin de ne pas perdre de temps. Une majorité des clubs de l’élite ont l’éclairage, nous pourrions programmer l’une ou l’autre journée en semaine s’il le faut. "
Au bout de compte, jouer à dix-sept engendrerait un descendant supplémentaire vers la P2, et dans un cas extrême la culbute des quatre clubs brabançons de D3 acff (RCS Brainois, Schaerbeek, Stockel et Jodoigne) provoquerait jusqu’à sept descendants de P1 vers la P2 !
Pour Marc Roosens, il faut rester prudent avec les projections car rien ne dit que dans les mois à venir, certains clubs, a fortiori au sortir d’une longue léthargie ne seront pas confrontés à une réalité à laquelle ils ne pourront plus faire face.
Si le représentant brabançon évite à ce stade de citer des noms, on peut déjà se poser des questions à propos du RW Walhain, qui avait pu utiliser le terrain de Limelette en 2020-2021. Qu’en sera-t-il à l’avenir ? Qu’ont en tête ses dirigeants ?
" Du changement, il y en aura encore avec, dès la saison à venir le système des tranches et du tour final qui n’avait plus cours dans notre Province depuis la scission avec les clubs brabançons flamands. Le Sporting Club de Jodoigne est bel et bien annoncé comme nouveau club dans le Brabant en P3.
Pour le reste, j’attends de voir s’il y aura toujours autant d’équipes B en P2 et P3 brabançonne.
Les jeunes, qui composent bien souvent ces équipes sont passés à autre chose durant le confinement. Voudront-ils encore occuper leur samedi soir ou leur dimanche après-midi avec du foot ?
Le raisonnement vaut d’ailleurs aussi pour les bénévoles, pour qui en plus le système de défraiement a été modifié. Ces personnes si précieuses pour le foot ont pris d’autres habitudes le week-end.
Au moment de la reprise, il risque d’y avoir des démissions et donc des clubs en manque de personnel. "

Séries perturbées ? Cela risque aussi d’être toujours le cas en nationale. L’Excelsior Virton ne sera-t-il définitivement plus le dix-septième club de la D2 acff ? Avec la disparition du Stade Brainois dans une fusion avec Tubize à l’étage supérieur, une des deux séries de la D3 acff devrait aussi être composée de quinze équipes. Avec quelle incidence sur le nombre de descendants ?

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