Super League : Perez, le président du Real Madrid, menace de rupture de contrat les clubs qui l'ont lâché

Le président du Real Madrid, Florentino Perez, a été le grand inspirateur de la défunte Super League. Dans le journal espagnol AS, il parle d’un langage menaçant. "Je ne vais pas expliquer ce qu’est un contrat contraignant", a répété Perez samedi. "Mais le fait est que les clubs ne peuvent pas simplement quitter la Super League."

Dans la nuit de dimanche à lundi, douze grands clubs européens (AC Milan, Arsenal, Atletico Madrid, Chelsea, FC Barcelone, Inter, Juventus, Liverpool, Manchester City, Manchester United, Real Madrid et Tottenham) ont annoncé qu’ils créaient la Super League, pendant direct de l’actuelle Ligue des Champions. Comme capital de départ, ils avaient déclaré disposer de 3,5 milliards d’euros. Les moyens financiers viendraient de la banque américaine JPMorgan.

Un peu moins de 48 heures après l’annonce, les clubs anglais – sous la pression du gouvernement de Londres et de leurs propres supporters – avaient déjà tiré un trait sur le projet. Imités rapidement par l’AC Milan, l’Inter et l’Atletico Madrid. Avec le Real Madrid, le FC Barcelone et la Juventus, il ne reste plus que trois clubs parmi les fondateurs du projet. Si le Real et le Barça restent à l’origine de la Super League, la Juventus a déjà admis que le projet dans son format actuel n’est plus possible.


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"Certains clubs ont été mis sous pression et ont donc dû dire qu’ils allaient quitter la Super League. Mais ce projet, ou du moins quelque chose qui devrait lui ressembler fortement, sera mis en œuvre, et j’espère que ce sera dans un avenir proche."

Perez s’en prend également à Aleksander Ceferin dans le journal. Le président de l’UEFA avait annoncé des sanctions contre les clubs de Super League en début de semaine. "Il ne s’est pas comporté comme un président de l’UEFA devrait se comporter. Tout ce qui s’est passé, insultes et menaces comprises, est regrettable. De plus, l’UEFA ne peut pas arrêter les clubs, car la législation européenne interdit les monopoles. Un juge l’a déjà fait savoir."

Selon Perez, une Super League est le seul remède contre une catastrophe financière pour le football européen. "Soit nous faisons quelque chose maintenant, soit de nombreux clubs vont disparaître", a-t-il déclaré.

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