Thomas Chatelle : "Il y a souvent un manque de respect de la part de Michel Preud'homme"

Dimanche soir, pendant (et après) le match du Standard contre Mouscron, Michel Preud'homme a défrayé la chronique par son comportement. Outre le bras d'honneur, il s'est distingué lors de l'interview d'après-match, pointant du doigt l'arbitrage. Alors que retenir de la communication d'après-match de MPH ? Sur le plateau de la Tribune, les avis ont divergé.

"J'ai retenu qu'à ses yeux, le plus important c'est de protéger ses intérêts et ceux de son équipe. Donc il dit une vérité, que l'accumulation de petites fautes est irritante, et c'est vrai. Il le dit, j'imagine, dans le but de justifier les deux cartes rouges, même si je pense que ces deux cartons ne se discutent pas. Je pense que Preud'homme se dit "Quel est mon intérêt? Et donc je dis ça dans mon intérêt. Il se permet beaucoup de choses parce qu'il est dans un milieu où on le lui permet" avance Stephan Streker d'emblée.

"Ce n'est pas la première fois qu'il vient avec ce genre de problèmes, en pointant du doigt la complaisance qu'il y a par rapport aux premières fautes en Belgique. Je suis d'ailleurs un peu d'accord, par rapport aux compétitions européennes où on va beaucoup plus vite dans le carton jaune, et cela permet d'éviter certains problèmes. Par contre, il utilise cela pour excuser les gestes de ses deux joueurs et là, il oublie de condamner le geste de ses joueurs" renchérit Thomas Chatelle. "Ce qui m'embête plus, c'est son comportement pendant le match. L'exemple qu'il donne à des jeunes entraîneurs et aux joueurs...et le problème c'est que la direction ne le remet jamais à sa place. J'ai joué aux Pays-Bas quand il coachait à Twente, ce n'était pas le même Michel Preud'homme. Parce qu'il y avait un président qui lui disait que si ce n'est pas comme ça et juste comme ça, et bien c'est fini. Ici, il y a souvent un manque de respect de sa part par rapport à pas mal de choses," explique notre consultant.

Le mot de la fin est pour Philippe Albert : "Je pense qu'en interne, Mpoku et Carcela en ont pris pour leur grade. Il ne l'a pas mentionné en public pour protéger son groupe, mais en interne, il a condamné les deux gestes."

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