Tension palpable, une mi-temps chacun, mais pas de but : le Standard et Bruges se quittent dos à dos

Au final, la tempête Ciara n’aura fait que retarder un choc qui n’a...jamais réellement décollé. Au terme d’une rencontre émaillée par une tension générale à défaut d’une réelle qualité technique, le Standard et Bruges se quittent dos à dos (0-0). Apathiques, endormis en première mi-temps, les Rouches n’ont dû leur salut qu’à un excellent Bodart entre les perches. Probablement sermonnés par Preud'homme à l’entracte, ils sont ensuite remontés sur la pelouse avec de meilleures intentions mais sans parvenir ébranler la muraille autour de Mignolet.

Avec ce point, finalement logique, Bruges garde donc une avance de 16(!) points sur le Standard. Des Brugeois, moins impressionnants ces dernières semaines, mais qui continuent à grappiller des points à vitesse Grand V et à sereinement caracoler en tête de peloton. Du côté du Standard, on ne relève pas entièrement la tête après la claque face à Courtrai, mais ce point acquis face au leader pourrait être déterminant dans la course (quasiment acquise) aux play-offs.


Le résumé du match :

Pendant les premières minutes du match, Sclessin rime avec Raskin. Pour son baptême du feu sous la vareuse rouche, le jeune médian est dans tous les bons coups. Il est précieux à la récupération puis à la relance mais les différentes incartades liégeoises ne donnent rien.

Bruges laisse jouer le Standard et se montre dangereux quand on ne l’attend pas. Sur un corner à priori anodin, le cuir est dévié au premier poteau. Deli, à l’affut, passe à un rasta de crucifier Bodart. Le match s’équilibre avec deux dispositifs tiraillés entre l’envie de se dévoiler et une légitime crainte concernant la puissance offensive de l’adversaire en contre-attaque. 

La première phase litigieuse survient après vingt minutes. Sur un centre côté gauche, Amallah rate sa reprise de la tête. Un envoi non cadré et anecdotique puisque sur la même action, Oularé semble être ceinturé tel un judoka par son adversaire direct. Sclessin érupte, les Liégeois contestent mais l’arbitre ne bronche pas.Bruges, échaudé par cette première occasion liégeoise, réagit au quart de tour. Superbe solo de Krmenčík dans la surface mais le plongeon osé de Bodart dans les pieds du Tchèque l’est tout autant. 

A la demi-heure, c’est à nouveau Bodart qui est mis à contribution, preuve que Bruges prend lentement le dessus. Mouvement collectif de toute splendeur, passe de Vormer, talonnade de Krmenčík, frappe tendue de Vanaken et un solide Bodart sur la trajectoire. Après cinq premières minutes emplies de bonne volonté, le Standard s’est laissé endormir par le faux-rythme des Brugeois et somnole dans son antre. Raskin, qui endosse un costume sans doute trop grand pour lui, en est la cruelle illustration.

Du côté des Rouches, le meilleur homme de ce premier acte se nomme tout simplement Arnaud Bodart. Infranchissable, il repousse deux nouveaux envois puissants de Vanaken et De Ketelaere juste avant l’entracte. 0-0, Tea Time.

Un quart d’heure de repos qui n’aura servi qu’à...attiser les tensions. Vormer et Oularé se cherchent dès les premières secondes? Carton jaune commun adressé par Monsieur Visser. Amallah s’énerve ? Même sanction. Il faut attendre l’heure de jeu pour sentir un premier frisson parcourir l’échine des supporters massés dans les tribunes en Bord de Meuse. Sur un centre au cordeau parfait, Oularé déploie sa longue carcasse et catapulte une tête puissante. Mignolet doit (enfin et brillamment) se déployer. Pour le reste, la rencontre reste interrompue par des incessantes chamailleries orchestrées par le puissant mais houspillant attaquant brugeois Krmenčík. 

A un quart d’heure du terme, Carcela tente une nouvelle frappe lointaine, trop centrée pour inquiéter Mignolet qui claque le cuir en corner. Illustration d’une seconde mi-temps que les Rouches dominent mais lors de laquelle ils ne parviennent pas à réellement inquiéter l’arrière-garde brugeoise.

L’occasion de tuer le match survient à la 80e en faveur des visiteurs. Après un quadruple contre favorable et une action rocambolesque, Vanaken hérite du cuir et lance Vormer en pleine course. Le capitaine brugeois se détend mais son envoi n’est pas cadré. Le dernier fait d’armes d’un choc trop pauvre en terme de qualité de jeu. Et en terme de buts, mais ça c’est un autre débat...
 

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK