La Tribune - Mbaye Leye : "Si Siquet joue, c'est parce qu'il est le meilleur à droite"

Débarqué à Sclessin début janvier pour venir au relais d'un Standard bien amorphe, Mbaye Leye n'a pas tardé à remettre les Rouches sur les bons rails. Depuis l'arrivée du Sénégalais, le Standard a aligné quatre victoires consécutives pour un bilan immaculé de 12/12. Pour évoquer ces débuts tonitruants, Leye était l'invité de la Tribune ce lundi soir.

D'abord joueur puis adjoint à Sclessin, Leye endosse désormais la cape d'entraîneur principal. De quoi générer un surplus de stress ? "Quand vous êtes joueur vous avez des décisions à faire sur le terrain, vous jouez. Quand vous êtes adjoint vous avez un lien à maintenir entre les joueurs et l’entraîneur, vous devez aider l’entraîneur quand il a besoin de votre avis. Quand vous êtes entraîneur, vous mettez tout dans le même box et vous prenez les décisions. L’essentiel est de conduire l’équipe de manière positive et c’est ce que j’essaie de faire" explique-t-il.

Novice à ce niveau, Leye a pourtant déjà des idées très précises du football qu'il veut pratiquer et des tactiques qu'il veut inculquer à ses troupes : "Le foot idéal : chacun en a une idée. C’est ce que j’essaie de faire, c’est ce qu’on a vu sur les quatre premiers matchs. Pour moi c’est un pressing très haut, on récupère le ballon, du mouvement dans le dos de la défense avec des courses. Et ces courses permettent à l’équipe d’avoir des occasions et des buts. L’idée, c’est d’avoir le ballon le plus vite possible, et d’avoir une équipe qui a une bonne occupation du terrain, et quand tu perds le ballon, tu n’es pas facilement en danger. Ca c’est une philosophie" renchérit Leye.

Ce qui a marqué les différents observateurs c'est que tout au long de ces quatre victoires, les Rouches ont totalement abandonné la possession de balle. La marque de fabrique d'Mbaye Leye ? Pas forcément selon le principal intéressé : "La possession est importante car elle te permet d’avoir des  temps de récupération. Une équipe comme le Standard doit faire le pressing, mais si tu fais le pressing tout le temps, il faut pouvoir le maintenir. (…) Dans l’ensemble, c’est un moment positif mais les moments difficiles vont venir, il faudra avoir une autre philosophie, c’est-à-dire résister quand c’est difficile" détaille-t-il.

Selim Amallah et les jeunes retrouvent des couleurs

Parmi les joueurs qui ont retrouvé leur grinta et leur envie depuis l'arrivée de Leye, on pointera évidemment Selim Amallah, encore décisif ce weekend. "Peut-être que j’ai un avantage, je le connais un peu pour avoir joué avec lui. C’est un avantage de connaitre le groupe. Je peux jouer avec le système qui me convient et les joueurs qui me conviennent. Ils peuvent attaquer car ils ont les aptitudes pour attaquer, à aller vers l’offensive. Et derrière, il y a des joueurs qui sont bons même si certains peuvent penser qu’ils ne vont pas trop vite.  L’essentiel ce n’est pas d’aller trop vite mais d’être dans les bons mouvements. Dans les matchs qu’on a faits, c’était le cas. On va continuer à souffrir car il y a des équipes qui nous serons peut-être supérieures. Quand on jouera contre elles, on va souffrir. Mais l’essentiel est d’avoir un résultat positif."

Et évidemment les jeunes, qui, sous Montanier semblaient coltinés à un rôle de faire-valoir et qui, sous Leye, retrouvent des couleurs : "Je leur ai dit : pour moi, il n’y a pas de jeunes chez moi, il n’y a que des professionnels car sur leur bulletin de paye, il est marqué " joueur de football professionnel " . Que vous ayez 16 ans ou 37 ans, si vous êtes bons, vous allez jouer. Si Siquet joue aujourd’hui, c’est parce que c’est le meilleur à sa place à droite. Si Noë joue alors qu’il est plus âgé, c’est parce qu’il sera important dans ce match-là. On peut être entraineur et être bon à 28 ans comme Will Still ou être entraîneur avec un CV comme ça et être mauvais. L’âge, peu importe" conclut-il.

 

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