Real-Barça, premier "clasico" de l'Histoire… chez les dames

Le premier "clasico" Real-Barça féminin aura lieu ce dimanche
Le premier "clasico" Real-Barça féminin aura lieu ce dimanche - © Facebook FC Barcelona Femení

Real-Barça, c’est une rivalité plus que centenaire, mais c’est là une confrontation inédite : les expérimentées Barcelonaises vont être confrontées à la fraîcheur des nouvelles venues madrilènes, pour le premier "clasico" de l’histoire du football féminin espagnol, dimanche en ouverture de la Liga (13h30). Une forteresse contre une toute nouvelle construction.

Dans un championnat féminin espagnol habitué à l’hégémonie de Barcelone et de l’Atlético Madrid, la nouvelle équipe du Real a fait irruption cette saison avec l’envie de devenir aussi grande que son homologue masculine, fondée en 1902.

Cette section dames n’a pourtant que deux mois d’existence depuis l’absorption formelle par le grand club madrilène de la modeste équipe du CD Tacon, qui existait depuis 2014 et avait découvert la saison passée la première division féminine.

Ces derniers mois, le Tacon avait déjà commencé à prendre de l’envergure avec des joueuses comme les internationales suédoises Kosovare Asllani et Sofia Jakobson, toutes deux dans le top 20 du classement final du Ballon d’Or féminin 2019.

Mais depuis qu’elle porte officiellement l’emblème du Real sur son maillot, l’équipe s’est consolidée avec neuf recrues, dont les internationales espagnoles Ivana Andrés et Marta Corredera ou encore l’internationale mexicaine Kenti Robles.

"Personne n’aime perdre, et encore moins Florentino (Pérez, le président du Real Madrid) qui a formé une équipe pour tenir tête au tout-puissant Barça", a écrit l’éditorialiste Patricia Campos dans le quotidien As.

Rivaliser avec les grands

Le CD Tacon avait terminé dixième la saison dernière, écourtée par la pandémie, et avait encaissé le plus grand nombre de buts de la compétition (48), avec des échecs marquants comme les 9-1 et 6-0 infligés par Barcelone. Des humiliations qu’elles auront le devoir d’éviter cette saison pour défendre l’écusson merengue.

C’est à l’entraîneur David Aznar que revient la lourde tâche de créer une synergie entre les individualités au sein de cette équipe qui espère rivaliser avec le Barça et l’Atlético, locomotives du foot féminin espagnol.

Le Real Madrid dispose de "joueuses avec de l’expérience, d’autres avec de l’avenir, presque toutes sont des internationales. Ça lui donne un plus. C’est un projet qu’il faut maîtriser, mais elles sont au-dessus du lot", a commenté l’ancienne joueuse Sonia Bermudez dans les colonnes de El Pais.

L’équipe s’entraîne et joue au centre d’entraînement de l’équipe masculine à Valdebebas, dans la banlieue de Madrid, à quelques mètres du stade Alfredo-Di-Stefano, où joue actuellement l’équipe première masculine, tandis que se poursuit la rénovation du stade Santiago-Bernabeu.

Et c’est dans ce centre sportif que Madrid recevra Barcelone, éternel rival du Real sur tous les terrains, en football comme en basket.

"Personne ne peut rater un Real Madrid-Barça", a reconnu la gardienne internationale espagnole de Barcelone, Sandra Paños, disant se méfier des Madrilènes. "Elles se sont pas mal renforcées avec des joueuses en Espagne et je crois qu’elles peuvent faire une bonne saison."

"Une équipe très nouvelle"

Le Real Madrid "est une équipe totalement neuve, et elle n’a pas pu beaucoup jouer encore, contrairement à nous, qui avons gardé presque la même équipe", a-t-elle néanmoins prévenu sur le site internet du Barça.

Barcelone, de son côté, n’a que deux recrues mais le club catalan peut compter sur un bloc solide avec des personnalités sur toutes les lignes : depuis Paños dans la cage, en passant par Mapi Leon en défense et, en attaque, l’internationale néerlandaise Lieke Martens et l’Espagnole Jenni Hermoso, meilleure buteuse du championnat la saison dernière avec 23 buts en 19 matches.

L’équipe catalane arrivera à Madrid en grande favorite, forte de son ancienneté et de son palmarès, dont cinq Ligas remportées, six Coupes de la Reine et une Supercoupe d’Espagne.

Finalistes malheureuses de la Ligue des Champions 2019 face à l’Olympique lyonnais, demi-finalistes la saison dernière, les Barcelonaises ont de surcroît fait une bonne préparation avec des résultats impressionnants comme un 5-0 à Lleida. Mais comme dans toutes les rivalités, il faut bien une première fois…

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