Vertenten devant le tribunal du travail pour contester sa mise à l'écart

Bart Vertenten
Bart Vertenten - © YORICK JANSENS - BELGA

L'arbitre Bart Vertenten a décidé de contester sa mise à l'écart comme arbitre devant le tribunal du travail, a affirmé dimanche son avocat, Hans Rieder, au cours de l'émission "De zevende dag" (één-VRT).

L'arbitre Bart Vertenten, libéré sous conditions vendredi par la chambre des mises en accusation d'Anvers, est inculpé de participation à une organisation criminelle et de corruption privée. Il officiait lors du match considéré comme suspect entre l'Antwerp et Eupen (2-0) en mars 2018. Il aurait été approché par l'agent de joueurs Dejan Veljkovic pour influencer les résultats de matchs en faveur du FC Malines.

L'arbitre a été suspendu par l'Union belge de football. Comme son collègue Sébastien Delferière, impliqué dans le scandale de suspicion de corruption dans le football belge, il ne peut plus être désigné par l'UEFA ou la FIFA pour diriger des matches internationaux. Les deux arbitres sont également considérés comme non-actifs par l'URBSFA et ne peuvent plus arbitrer pour le moment.

Maintenant qu'il est sorti de prison, Bart Vertenten entend contester sa mise à l'écart comme arbitre à travers la procédure de licenciement engagée contre lui par l'Union belge de football.

"Il y a un contentieux en droit du travail qui peut faire l'objet d'un recours devant le tribunal du travail pour annuler ce licenciement", a affirmé dimanche Me Rieder.

Selon l'avocat de Bart Vertenten, il s'agit ensuite de "tenter d'escalader l'échelle pour arriver à ce qu'il a droit. S'il est établi qu'il est innocent, il mérite de retrouver cette place d'excellent arbitre national et international".

L'avocat a également annoncé un recours en cassation contre l'arrêt de la chambre des Mises en accusation.

"Cet arrêt va totalement à l'encontre de l'arrêt de récusation de la Cour d'Appel qui a établi qu'il existait une apparente partialité dans le chef du Juge d'instruction Raskin. Mais la chambre des Mises en accusation a jugé qu'il n'était pas encore question de partialité au moment du placement sous mandat d'arrêt."
 

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