Footgate, un an après : Que sont-ils devenus ?

Mogi Bayat et Dejan Veljkovic
Mogi Bayat et Dejan Veljkovic - © RTBF - Belga

Dejan VELJKOVIC, dit le "repenti". En accord avec la justice, une première en Belgique, il a décidé de se mettre à table et de balancer tout ce qu’il savait afin d’échapper à la prison. Ses révélations, étayées de preuves relatives à des paiements de commissions, officiels ou "officieux", sont quasiment terminées. Elles devraient permettre aux enquêteurs d’avancer après les dernières auditions de dirigeants de clubs ou des personnes concernées (dirigeants, joueurs, managers…) Il est interdit d’exercer sa profession pour dix ans par l’Union Belge mais son avocat Kris Luyckx, vient de révéler que l’agent serbe n’était pas affilié à la Fédération en qualité d’agent et que, dès lors, il ne voyait pas pourquoi il ne pourrait pas reprendre son métier ! Apparemment, il a déjà noué des contacts dans ce sens à l’étranger depuis quelques semaines…

Mogi BAYAT. Incarcéré 47 jours, libéré sous caution (150.000 Euros) et sous conditions. Mais pas celle de continuer à travailler comme agent. Il a été omniprésent lors du dernier mercato estival. On l’a fréquemment retrouvé dans son rôle préféré, celui de "dealmaker", histoire de faciliter pour les clubs les transferts entrant ou sortant d’un joueur. Très actif au Standard, il est intervenu (avec une grosse commission à la clef) dans la transaction de Moussa Djenepo vers Southampton alors qu’il n’était pas l’agent du joueur malien.

Même Anderlecht, où le président Coucke ne voulait plus traiter avec lui, a dû recourir a ses services pour "sortir" des joueurs comme Kara, Santini ou autre Appiah. Enfin, il fait plus que jamais la pluie et le beau temps à Nantes vu ses affinités avec le président Waldemar Kita qui assistait d’ailleurs à Charleroi-Anderlecht à ses côtés vendredi dernier.

Son frère, Mehdi, est devenu président de l’Union Belge le 22 juin dernier…

Bart VERTENTEN. Il n’arbitre plus (licencié par la fédération) et il a repris, discrètement, son métier de radiologue à temps plein.

Sébastien DELFERIERE. Il n’arbitre plus. Viré par la fédé (où il était employé à mi-temps comme arbitre), il touche toujours néanmoins son salaire car, en qualité de délégué syndical, il a obtenu gain de cause devant le tribunal du travail à Nivelles. Il exerce encore un autre mi-temps à l’aile francophone de l’Union belge, l’ACFF, essentiellement du télétravail. Il vient de quitter la présidence du Stade Brainois.

Son père, David, est devenu président de la même ACFF le 20 juin dernier.

LE CLUB MALINOISIl est d’abord condamné pour des faits avérés de "match-fixing" contre Waasland-Beveren lors de la saison 2017-2018. Le parquet fédéral de l’Union belge, représenté par le procureur Kris Wagner, avait demandé la relégation, c’est-à-dire la non-montée en Pro League. Et il obtient satisfaction devant la commission des litiges d’appel pour le football professionnel qui condamne également le club malinois à une pénalité de douze points pour entamer la saison en division 1B.

Malines va ensuite appel devant la Cour Belge d’Arbitrage pour le Sport. Les avocats malinois profitent des lacunes du règlement fédéral et convainquent les juges de la CBAS. Malines peut évoluer en division 1 mais est interdit, bizarrement, de coupe de Belgique et de Coupe d’Europe…

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