"Trust the process" : Chris Froome ne désespère pas malgré un début de saison décevant

"Trust the process" : la formule est désormais bien connue par les supporters du Sporting d’Anderlecht. Mais ce 'mantra' qui prône la patience en attendant des résultats à plus long terme n’a pas Vincent Kompany comme seul adapte. En cyclisme aussi, cette philosophie a ses adeptes. C’est le cas notamment de Christopher Froome, bientôt 36 ans, et toujours une envie furieuse de revenir au plus haut niveau après sa terrible chute au Dauphiné en juin 2019.

"C’est dur de se faire 'botter les fesses' à chaque fois à chaque fois que j’essaie de suivre les autres mais je dois juste avoir confiance dans le 'process'. Continuer à croire que tous ces efforts vont me mener dans la bonne direction en vue des grands rendez-vous plus tard dans la saison", explique sur son compte Youtube Chris Froome dont les propos sont rapportés par le site spécialisé CyclingNews.

Ne pas se focaliser sur ses récents résultats et voir plus loin : Chris Froome a bien raison de le faire. Car son début de saison n’a rien d’enthousiasmant. Après une année 2020 décevante avec Ineos, on s’attendait à voir un Britannique remotivé et à tout le moins compétitif pour ses premières sorties sous le maillot d’Israël Start-Up Nation. Pour le moment, on est déçu.

Christopher Froome a participé à deux épreuves en ces premiers mois de 2021 : le Tour des Emirats Arabes Unis et le Tour de Catalogne. Deux courses à étapes de 7 jours où il n’a jamais été capable de briller. Aux Emirats, 'Froomey' a concédé 5 : 00 puis 1 : 40 aux meilleurs sur les deux étapes de montagne pour finalement terminer à 22 minutes de Pogacar au classement final. Rebelote en Espagne avec 5 puis 15 minutes dans les dents sur les deux étapes les plus exigeantes de la semaine et une 81e place finale à plus de 50 minutes d’Adam Yates.

Je sais d’où je viens. J’ai dû réapprendre à marcher et je ne dois pas oublier où j’en étais l’an dernier

Certes, le quadruple vainqueur du Tour de France a lâché prise dès qu’il a compris qu’il ne pouvait pas lutter avec les meilleurs mais le débours reste compliqué à encaisser. Le principal intéressé se dit pourtant serein.

"Je peux comprendre que de l’extérieur on juge ces performances négativement mais ce n’est pas un problème. Je sais d’où je viens. J’ai dû réapprendre à marcher et je ne dois pas oublier où j’en étais l’an dernier", se répète le natif de Nairobi.

Froome affirme s’est d’ailleurs réjoui d’avoir retrouvé de bonnes sensations en Catalogne où il a aidé son équipier Michael Woods. "C’était très bien de travailler sur l’intensité. On peut s’entraîner tant que l’on veut mais il n’y a rien de tel qu’être dans le peloton et rouler à fond toute la journée."

Et Froome aura l’occasion de rouler encore quelques fois avant son grand objectif de l’année, le Tour de France. Après sa préparation à Tenerife, il est en effet attendu au Tour des Alpes (à partir du 19 avril) face à une rude concurrence et un parcours très exigeant. Le cap sera ensuite mis sur le Tour de Romandie (à partir du 27 avril) avant un dernier test grandeur nature au Dauphiné, fin mai – début juin.

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