Le rêve fou d'Andrea Tafi, 52 ans : "Courir encore une fois Paris-Roubaix"

L'Italien Andrea Tafi, 52 ans, envisage d'être au départ de Paris-Roubaix l'an prochain pour réaliser un rêve fou : remonter sur les pavés de l'Enfer du Nord qu'il a parcouru à treize reprises, 20 ans après son succès de 1999. L'idée est aussi d'en faire un documentaire, a-t-il confié à la Gazzetta dello Sport ce jeudi.

Professionnel de 1988 à 2005 et vainqueur de trois des cinq monuments, le Tour de Lombardie, le Tour des Flandres et Paris-Roubaix (tous les trois sous le maillot Mapei), Andrea Tafi a passé la ligne en vainqueur sur le Vélodrome le 11 avril 1999.

"J'ai des contacts en Belgique et en Italie"

Vingt ans plus tard, presque jour pour jour (Paris-Roubaix 2019 se courra le 14 avril), l'Italien veut rallier Roubaix. Une fois encore. "Je peux le faire. J'ai 13 Paris-Roubaix au compteur, je les ai tous terminé, une fois premier, une fois deuxième, une fois troisième", a martelé Andrea Tafi, 52 ans. "Impossible ? Peut-être, mais je veux essayer. J'ai disputé une course en juillet, en Hongrie, à Debrecen (157km, ndlr). J'étais au milieu de gamins à une moyenne de 48 km/h, par 37 degrés. J'étais bien. Je me suis dit pourquoi ne pas refaire Paris-Roubaix ?"

Les règlements UCI imposent à un coureur de s'inscrire au programme antidopage six mois avant un retour à la compétition. En outre, pour participer à Paris-Roubaix, il faut faire partie d'une équipe World Tour ou une équipe invitée par les organisateurs. Aucune équipe italienne ne semble tenir la corde. "Je sais tout ça", a répliqué Andrea Tafi. "J'ai déjà pris contact avec l'UCI et j'ai des contacts en Belgique et en Italie, mais pas des équipes du World Tour. Je veux les convaincre que je vais me préparer minutieusement, à 110%. Je roule entre 18 et 19.000 km par an. Je pèse 79, 80 kg. Et j'ai montré en Hongrie que je pouvais le faire. Si j'ai des contacts avec ASO ? J'ai le numéro de Christian Preud'homme. Je veux essayer, sinon comme cycliste amateur. Et de toute façon, ce sera sur les réseaux sociaux et j'imagine faire un documentaire. Je suis serein, calme. Laissez moi rêver, laissez moi goûter à cette mission impossible", a conclu l'Italien qui a pris sa retraite sportive en 2005.

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