Eléonor Sana : "A 20 ans, j'entame une nouvelle vie"

Eléonor Sana : "A 20 ans, j’entame une nouvelle vie"
Eléonor Sana : "A 20 ans, j’entame une nouvelle vie" - © ERIC LALMAND - BELGA

La nouvelle était dans l’air depuis la fin des Jeux Paralympiques. Eléonor Sana l’a confirmée la semaine dernière. Comme un soulagement. "Cette fin de carrière, j’y pense depuis le début de l’année. J’avais même dit que si je faisais une médaille aux jeux, j’arrêterais. Et que si je passais à côté, je repartais pour 4 ans. Mais là, je suis en phase avec cette décision. Le choix de Chloé (sa sœur et guide, NDLR) de ne pas continuer a évidemment influencé ma décision même si on avait quand même envisagé de trouver une autre guide. Ce qui m’a retenu le plus, c’était le risque de décevoir les gens. Mais à 20 ans, j’ai le droit de penser à moi. Et j’ai surtout désormais envie d’entamer une nouvelle vie."

Trop de sacrifices, trop de temps passé à l’étranger (plus de 100 jours en 2017). "J’ai l’impression que ma jeunesse a été décalée. J’ai maintenant envie de passer du temps avec mon copain, avec mes copines. Ça devenait difficile de toujours refuser les sorties ou d’être loin de ma famille. Et puis j’ai vraiment envie d’entamer des études." La filière choisie, la kiné. "Vu que je suis déficiente visuelle, j’ai un très bon toucher. Et c’est quelque chose qui m’a toujours intéressée. Reste maintenant à trouver une école qui accepte que je puisse fréquenter les cours avec le matériel dont j’ai besoin comme une TV-Loupe".

Eléonor quitte le sport de haut niveau mais reste toutefois très active. "Je cours désormais 3 fois par semaine. C’est quelque chose qui me plaît vraiment. Je ne ferme pas la porte au sport de haut niveau mais j’ai besoin de temps. Si la compétition me manque, je solliciterai le comité paralympique pour qu’il m’aide à trouver une activité qui correspond à mon profil. C’est d’ailleurs tout cet encadrement, mon coach, mon préparateur physique, le comité paralympique, la ligue handi-sport qui vont me manquer le plus".

Quant aux skis, ils sont soigneusement rangés à la cave. "J’ai évidemment encore envie de skier mais j’ai peur de me retrouver sur une piste fréquentée par d’autres skieurs parce que pendant 4 ans, j’ai skié derrière ma sœur sur une piste totalement déserte avec des indications audio dans mon casque qui me permettaient de me sentir en sécurité."

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