Les Américaines à l'assaut d'un 4e titre à la Coupe du Monde féminine

L'entrée en lice des Américaines, déjà sacrées à trois reprises et tenantes du titre, est la grande attraction de la journée de mardi au Mondial féminin en France, où elles affrontent en soirée la modeste Thaïlande.

Autres débuts attendus, ceux des Néerlandaises, sacrées championnes d'Europe en 2017 et opposées aux Néo-Zélandaises.

Mais tous les yeux seront tournés vers Reims (centre-est) pour le premier match des grandes favorites du tournoi: les Américaines, qui veulent imiter l'Allemagne, seule équipe à avoir conservé son titre dans l'histoire de la Coupe du monde (2003 et 2007).

Les chiffres de l'hégémonie américaine donnent le tournis: trois titres mondiaux et quatre médailles d'or olympiques. En sept éditions du Mondial, c'est bien simple, la nation référence chez les femmes s'est toujours hissée sur le podium.

Dans sa conquête d'un quatrième Mondial, la Team USA se présente en France avec douze joueuses couronnées en 2015. Parmi elles, la légende Carli Lloyd, qui dispute à 36 ans sa quatrième Coupe du monde, la star et buteuse Alex Morgan (102 buts) et l'emblématique milieu Megan Rapinoe, toutes deux passées par l'Olympique lyonnais.

Le souffle de 1999

Toutes ont l'ambition d'accéder à l'aura de leurs aînées Brandi Chastain, Mia Hamm ou encore Kristine Lilly, sacrées il y a 20 ans. Le deuxième titre après 1991, mais le véritable acte fondateur pour le foot féminin US: "Elles ont instillé un état d'esprit, une mentalité et un style de jeu qui nous parlent encore vingt ans après", souligne Alex Morgan.

C'est aux Thaïlandaises que revient le redoutable honneur d'ouvrir le bal face à elles dans le groupe F. Classée 34e à la Fifa, la Thaïlande reste sur une cinglante défaite 6-1 face à la Belgique, non qualifiée pour le Mondial. En mai, elle s'était inclinée contre la France 3-0, mais les Bleues avaient aligné une équipe B et raté deux penalties.

Dans l'autre match du groupe, la Suède, finaliste en 2003 et 3e en 2011, est opposée au Chili en début de soirée. Les Suédoises vont tenter d'effacer leur élimination dès les 8es il y a quatre ans. Ce sera cette fois sans leur star et buteuse Lotta Schelin. L'ancienne Lyonnaise a rangé les crampons en 2018.

Face aux Scandinaves, les Chiliennes feront leurs grands débuts en Coupe du monde. Elles comptent dans leur rangs la gardienne du PSG Christiane Endler.

Joue-la comme Cruyff

Dans le groupe E, les Pays-Bas débutent face à la Nouvelle-Zélande en milieu d'après-midi. Les Néerlandaises rêvent de prolonger l'effet Euro et de décrocher le titre mondial qui a toujours fui l'équipe masculine.

Si elles ne disputent que leur deuxième Mondial, leur statut a clairement changé depuis leur titre européen, acquis avec la manière à l'image de la technique soyeuse de leur attaquante vedette Lieke Martens. Celle qui évolue désormais au FC Barcelone avait réussi à l'Euro un "Cruyff Turn" (demi-tour à la Cruyff), une feinte de corps avec talonnade enchaînée.

Les Pays-Bas pourront aussi s'appuyer sur la vitesse et la générosité de leur autre ailière, la charismatique Shanice van de Sanden, récente championne d'Europe avec l'OL.

Les Néerlandaises retrouvent la Nouvelle-Zélande qu'elles avaient battue de justesse (1-0) lors de l'édition 2015. "Notre objectif est de sortir du groupe" a fixé la gardienne néo-zélandaise de Bordeaux Erin Nayler. En quatre participations à la Coupe du monde, les "Football Ferns" (Fougères du football) n'ont jamais atteint les huitièmes.

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK