Hazard, Pinot, Groenewegen, Goffin… les grosses déceptions de l'année 2020

Goffin, Pinot, Groenewegen, Hazard...les déceptions de 2020.
Goffin, Pinot, Groenewegen, Hazard...les déceptions de 2020. - © Tous droits réservés

Covid oblige, cette année sportive 2020 n’a assurément pas été comme les autres, vous en conviendrez facilement. Mais malgré cette persistante et navrante incertitude quant au bon déroulement des événements, l’annulation de dizaines d’autres, ce cru 2020 restera dans les annales.

Et si certains sportifs ont su tirer leur épingle du jeu et briller malgré une année particulière, d’autres se sont écroulés, accumulant les échecs au fil des mois. Tour d’horizon évidemment non exhaustif des grosses déceptions de l’année 2020.

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1. Eden Hazard, le magicien aux pieds d’argile

Tout a déjà été dit ou presque sur l’année 2020 d’Eden Hazard. Insubmersible, évitant astucieusement les blessures lors de ses passages à Lille puis à Chelsea, le Brainois enchaîne les désillusions depuis qu’il a posé ses valises à Madrid.

Touché successivement aux ischio-jambiers, à la cheville ou à un muscle, Hazard ne retrouve plus son rythme de croisière et semble traîner son spleen, bringuebalé entre les tribunes et les trop rares apparitions sur le pré. Son bilan en 2020 est famélique : 11 matches de Liga avec le Real Madrid pour deux petits buts. Autre triste première, Hazard n’aura pas disputé un seul match avec les Diables cette saison. Espérons que le calvaire de notre capitaine prenne rapidement fin.

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2. La bérézina chez Ferrari, le cheval rouge au petit trot...

A la lecture du classement des constructeurs en Formule 1, le nom de Ferrari met du temps à apparaître. Et pour cause, la Scuderia plafonne à une indigne 6e place avec 98 points (devancée par Renault ou Racing Point) au terme d’une saison historiquement contrastée, la pire depuis 40 ans.

Avec dans son baquet un Sebastian Vettel aux abonnés absents et déjà sûr de ne pas poursuivre l’aventure en 2021 et un Charles Lerclerc volontaire mais freiné par les importantes lacunes de sa monoplace, Ferrari n’a jamais réellement existé. Seul éclair dans la grisaille, les 3e et 4e place de ses deux pilotes en Turquie mi-novembre. Pour le reste, rien ou presque à signaler : 0 victoire, 3 petits podiums et un persistant sentiment d’impuissance. Espérons pour l’écurie que l’arrivée de Carlos Sainz au relais de Vettel puisse insuffler un regain d’énergie.

3. Dylan Groenewegen, un écart… et une mise à l’écart

Parfois en sport, tout peut aller très vite. Début août, Dylan Groenewegen est considéré comme l’un des sprinteurs les plus rapides et déroutants du peloton. Quelques jours plus tard, il est dézingué par tout le monde, après avoir poussé l’infortuné Fabio Jakobsen dans les barrières lors de l’arrivée de la 1e étape du Tour de Pologne.

Par la suite, Groenewegen a eu beau se confondre en excuses, le mal était fait. D’abord écarté jusqu’au terme de la saison par son équipe, le sprinteur batave a ensuite été logiquement suspendu neuf mois par l’UCI. Il fera son retour début mai 2021. Pour redorer son blason sali ?

4. David Goffin, le mental au plus bas

16 victoires pour 16 défaites en 2020. Pour n’importe quel joueur hors Top 50, ce bilan annuel ne marquerait pas forcément les esprits. Mais pour un Top 15 confirmé comme David Goffin, il fait forcément tache. Malgré un début de saison convaincant, le numéro 1 belge n’a jamais su retrouver ses sensations après l’interlude Covid.

Sa fin de saison ressemble d’ailleurs à s’y méprendre à un long chemin de croix : une fessée d’entrée de jeu à Roland-Garros (lourde défaite contre Sinner), deux infections au Covid qui mettent les batteries morales à plat avant cinq défaites consécutives et une séparation avec son entraîneur Thomas Johansson début novembre. Désormais sous la houlette de son ami, Germain Gigounon, Goff' espère retrouver en 2021 cette envie et cette grinta qui lui manquaient tant en 2020.

5. Giannis Antetokounmpo, un 2e MVP… pour rien

En ce qui concerne Giannis Antetokounmpo l’échec est évidemment à relativiser. Parce qu’en saison régulière, la machine de guerre grecque a encore marché sur ses adversaires, proposant des stats ahurissantes (29,5 points, 13,6 rebonds et 5,6 passes de moyenne) et propulsant ses Bucks sur la 1e marche du podium à l’Est. Logiquement élu MVP par les votants, (son 2e consécutif) le Greek Freak a aiguisé ses dents pour les play-offs. Ambitieux, il a maintes fois affirmé que les Bucks ne visaient que le titre et rien d’autre.

Malheureusement, les actes n’ont pas suivi ces belles paroles puisque Milwaukee a été atomisé par le collectif de Miami dès les demi-finales de conférence. Une défaite sèche (4-1) et un sentiment d’impuissance côté Giannis, absent et friable en fin de match. Du coup, son MVP magistralement glané quelques semaines plus tôt perd clairement en saveur.

6. Pinot, Nibali, Bernal, les grosses cuisses en galère

Hors Dylan Groenewegen, d’autres gros noms du cyclisme ont déçu en 2020. On commence évidemment par Thibaut Pinot, revanchard sur le Tour 2020 après avoir dû abandonner la mort dans l’âme en 2019. Malheureusement pour lui, le grimpeur français a, à nouveau flanché, blessé, finissant sans victoire d’étape et à une indigente 29e place au général, à près de deux heures de Pogacar. Du côté de la FDJ, qui avait tout misé sur son leader, c’était donc la soupe à la grimace sur les pentes du Tour.

Autre formation, autre désillusion pour Ineos et Egan Bernal, trahi par la méforme persistance de son lutin colombien, contraint à l’abandon après de longues journées d’agonie dès que les routes montaient.

Rayon déceptions on notera également les saisons en dents de scie de Vincenzo Nibali, Fabio Aru ou notre compatriote Greg Van Avermaet, toujours placé mais jamais gagnant.

Serena Williams et le fantôme de Margaret Court

Depuis son triomphe à l’Open d’Australie 2017, Serena Williams et ses 23 couronnes en Grand-Chelem courent après le mythique record détenu par Margaret Court (24 Majeurs remportés). Mais depuis ce même mois de janvier 2017, la cadette des sœurs Williams bute inlassablement sur la dernière, voire l’avant-dernière marche. C’est bien simple, depuis qu’elle a le record en ligne de mire, elle a disputé quatre finales… pour quatre défaites.

En 2020, son bilan, entrecoupé par diverses blessures, n’est pas forcément reluisant : une défaite au 3e tour en Australie, au 2e à Roland-Garros puis une demi-finale à l'US Open comme seul fait d'armes. Un cru 2020 à oublier pour Serena qui espère toujours égaliser Court mais qui, du haut de ses 39 printemps, commence à sentir le poids des âges. 

7. Anderlecht-Standard : déboires communs des meilleurs ennemis

L'heure n'est franchement pas à la rigolade et aux clameurs en cette période de Noël du côté d'Anderlecht et du Standard. Erratiques, trop peu constants, les deux meilleurs ennemis du football belge ont connu un sort plus ou moins similaire en 2020 : une année difficile parsemée de gros moments de doute et de trop éphémères moments de joie.

Le classement, à l'aube de la dernière journée de championnat en 2020 en dit d'ailleurs long : 5e (Anderlecht) et 9e (Standard), les deux mastodontes sont virtuellement éliminés des play-offs 1 alors que le Beerschot, Genk et plus logiquement Bruges osent les devancer. 

Autre symbole d'un cru 2020 en demi-teinte, ce 0-0 du défunt Clasico qui restera dans les annales pour une chose : l'absence de fond de jeu des deux côtés.

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