La Supra renaît avec BMW

Après plus de 16 ans d’absence la Toyota Supra fait son grand retour. La sportive nippone partage la même base que la BMW Z4. Mais c’est bien plus qu’un copié collé de la bavaroise. Essai du coté de Madrid.

La Supra voit le jour en 1978. Elle est au départ une variante de la Celica. Équipée d'un 6 cylindres en ligne elle n'est produite que pour les marchés japonais et américain. Les générations suivantes débarquent en 1981, 1986 et enfin 1993. La dernière Supra sort des lignes de production en 2003.

Le modèle 2019 est né d’une collaboration lancée en 2012 entre BMW et Toyota. Le but étant, à l'époque, de développer ensemble la mobilité électrique, les techniques d’allégement des véhicules mais un plateforme commune pour une voiture de sport.

«Le concept et les ingrédients de base ont été décidés ensemble. Ensuite les deux équipes ont commencé à travailler séparément sans se voir ni se parler. Du coup on a une vraie Toyota avec tous les ingrédients d'une vraie sportive Toyota » souligne Vincent Dewaersegger de Toyota Europe.

Le 6 cylindres en ligne, un 3.0 litres de 340 chevaux est d'origine BMW. Le châssis, le moteur, la boîte de vitesse automatique et les trains roulants sont également emprunté à la nouvelle Z4 mais pour la suspension et tous les réglages sont spécifiques.

C'est sur des routes sinueuses puis sur le circuit de Jarama près de Madrid que nous avons essayé cette Supra. Cette GT boucle le 0 à 100kms/h en 4.3 secondes c’est donc plus rapide que sa cousine la Z4. C'est efficace pour une voiture qui dépasse la tonne 5. La vitesse de pointe est limitée électroniquement à 250 km/h.

La Supra est très agile et on a cette sensation qu’elle enroule les courbes. Un comportement qui est lié à un empattement court, des voies larges. Le seul bémol concerne le freinage qui aurait pu être plus endurant et plus performant. Pour le reste cette Supra est très bien équilibrée. Elle a l'ADN d'une sportive mais reste très confortable en toutes circonstances. On a pu le constater sur le circuit de Jarama mais aussi sur les petites routes sinueuses près de Madrid. L’autre point positif c’est le confort des suspensions qui n’est pas trop ferme même quand on active le mode sport. C’est clairement lié à la mise au point spécifique effectuée par Toyota qui se différencie du comportement des dernières propulsions BMW. 

La Supra est proposée à un tarif raisonnable mais qui tourne quand même aux alentours des 65.000 euros. Produite dans l'usine autrichienne de Graz comme sa cousine la Z4, la Supra est déjà victime de son succès. Les 900 unités prévues pour 2019 en Europe sont toutes vendues. Pas encore présentes en concessions les premières Supra 5ème génération seront livrées dans le courant de l'été.

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