Lukaku, Tielemans, Proto : A quoi ressemble le "onze de rêve" d'Anderlecht de la dernière décennie ?

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Alors que le mois de décembre bat son plein, la décennie 2010-2019 touche elle lentement à sa fin. En Pro League, de nombreux joueurs ont marqué le championnat de leur empreinte ces dix dernières saisons. Il est donc temps pour nous d'établir les équipes de la décennie, celles de trois équipes belges : Anderlecht, le Standard et Bruges.

Commençons par Anderlecht. Même si le club bruxellois connait une période moins rose ces derniers temps, il comptabilise, malgré tout, cinq titres de champion de Belgique sur la dernière décennie. De nombreux "grands noms" ont transité par Saint-Guidon ces dix dernières années. Voici les onze joueurs que nous avons sélectionnés, choix résolument subjectifs évidemment. Ces 11 joueurs n'ont pas forcément évolué au sein des clubs au même moment. Mais, ensemble, ils constituent le "11 de rêve de la décennie". Nous vous invitons à voter pour votre équipe en sondage dans l'article.  Attention, il faut avoir disputé au moins 40 rencontres avec le Sporting pour figurer dans le sondage.

 

L'évidence Silvio Proto entre les perches

Difficile voire impossible de passer à côté de Silvio Proto. Le portier a (brillamment) défendu les cages du Sporting pendant 11 ans, de 2005 à 2016. Exemplaire sur le terrain, personnage truculent et jamais avare en punchlines en zone mixte, il est vite devenu l'un des chouchous des travées bruxelloises. Malgré les concurrents qui se sont succédés pour lui chiper sa place - on pense à Kaminski ou à Roef - il est resté fidèle au poste. En tout, l'ancien Louviérois aura disputé 372 rencontres avec les Mauves (148 clean sheets !), raflé six titres de champion, une coupe de Belgique et cinq Supercoupes. Indiscutable tout simplement.

Olivier Deschacht fidèle capi' d'une défense solide

Commençons par le poste d'arrière-gauche. Qui dit latéral mauve, dit irrémédiablement Olivier Deschacht. Véritable icône du côté de Saint-Guidon, le blondinet, qu'on avait enterré à maintes reprises en lui fourguant de nombreux concurrents dans les pattes, est toujours parvenu à tirer son épingle du jeu. Et aujourd'hui, il est tout simplement le recordman de rencontres disputées sous le maillot d'Anderlecht (602 matches). Pas mal pour un joueur, dont les qualités physiques ne sortaient pas forcément du lot, mais qui a su s'imposer grâce à sa fiabilité (quasiment jamais absent), sa roublardise et son sens du placement. 

En défense centrale, on opte pour Cheikhou Kouyaté. Le roc a fait les beaux jours de la défense entre 2008 et 2014 avant de lever les voiles vers West Ham. Arrivé sur la pointe des pieds alors qu'il n'avait pas 20 ans, le Sénégalais a d'abord officié en tant que sentinelle de l'entrejeu avant de reculer et de devenir incontournable en défense centrale. Au total, Kouyaté aura disputé 200 matches avec les Mauves, participant activement au titre de 2010 et surtout au triplé entre 2012 et 2014. 

Au sein de l’axe défensif anderlechtois, on lui associe Roland Juhasz. Avant d’être jeté aux oubliettes par une direction bruxelloise qui avait subitement décidé de se passer de ses services, le Hongrois avait été le patron de la défense. Entre 2006 et 2013, il aura accumulé quatre titres de champion et constitué l’une des meilleures paires de défenseurs avec Nicolas Pareja. Juhasz obtient donc la préséance sur Chancel Mbemba, même s'il ne sera au final pas resté "longtemps" au club dans la dernière décennie. 

C’est finalement sur le côté droit de défense que l’on a eu le plus de mal à choisir. Si Andy Najar est une véritable pile électrique quand il est disponible (au club depuis 2013), si Marcin Wasilewski est devenu une icône au Parc Astrid, on opte finalement pour Guillaume Gillet. Parce que le Diable rouge est l’exemple-type du joueur dont raffolent les supporters anderlechtois. Combatif, besogneux, respectueux du blason et doté d’une mentalité de vainqueur. Au final, Gillet aura compilé 330 matches et quatre titres de champion. Chapeau.

Un milieu de terrain de gala

C’est dans l’entre-jeu que la situation est la plus limpide. Parce que les trois joueurs que nous avons choisis sont quasiment indétrônables à nos yeux. Même s’il a connu des débuts chahutés, lors desquels les observateurs lui reprochaient de trop jouer “vers l'arrière”, Lucas Biglia s’est finalement très bien acclimaté aux pelouses belges. Régulateur, chef d’orchestre d’un dispositif anderlechtois qui dominait, l’Argentin a raflé quatre titres de champion en sept ans, avant de lever les voiles vers la Serie A. Biglia, le genre de joueur souvent conspué, mais dont on mesure l’importance...quand il n’est pas là.

Devant lui,  un tandem de jeunots qui a fière allure : Youri Tielemans-Dennis Praet. Les deux Diables ont commencé quasiment simultanément et ont largement contribué au dernier titre de champion d’Anderlecht en 2017. Déroutants, diablement sereins malgré leur manque d’expérience, Praet et Tielemans ont explosé sur nos pelouses, étant les fers de lance du Sporting, avant de (logiquement) larguer les amarres vers des championnats plus prestigieux. Comment passer à côté de ces deux purs produits bruxellois ?

A la pointe d'un carré qui a fière allure, Mbark Boussoufa. Même s'il a quitté le navire bruxellois en 2011, le Marocain a marqué l'histoire récente du Sporting en étant élu Soulier d'Or en 2010 et en participant à la conquête de deux titres. Virevoltant, doté d'une vista bien au dessus de la moyenne, décisif dans les moments chauds, Mbark méritait bien une place au sein de notre équipe. Parce que si on vous demande quel artiste a marqué Anderlecht ces dernières années, le nom du Marocain devrait revenir très vite.

La jeunesse au pouvoir en attaque

Comme nous avons opté pour un quatuor dans l'entrejeu, il ne reste que deux petites places sur le front de l'attaque de notre 4-4-2. Des choix ont donc dû être faits pour esseuler les deux "stars" du contingent offensif. Au final, notre sélection s'est posée sur l'inévitable Romelu Lukaku. Même s’il n’a disputé que deux saisons complètes avec le Sporting, Lukaku a mis tout le monde d’accord. Deuxième plus jeune buteur de l’histoire de la Pro League (16 ans!) a quasiment carburé à un but tous les deux matches. Enfant de la maison, fierté des supporters bruxellois, il est probablement le Belge qui a fait le plus rêver Anderlecht ces dernières saisons. Que ce soit sous le maillot du Sporting ou sous un autre. 

A ses côtés, dans un rôle de neuf et demi libre, on a décidé de placer Matias Suarez. Même si l’histoire d’amour entre l’attaquant argentin et les supporters anderlechtois s’est terminée en eau de boudin, il aura fait les beaux jours du Sporting pendant huit saisons. Malgré de nombreuses blessures, Suarez a disputé près de 250 rencontres au Parc Astrid, inscrivant 68 buts et délivrant 60 passes décisives. Des stats plus qu'intéressantes.

D'autres joueurs auraient bien évidemment pu figurer au sein de notre équipe (Mitrovic, Okaka, Teodorczyk), mais leurs passages à Saint-Guidon furent trop éphémères pour véritablement marquer l'histoire récente du Sporting.

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