Ancien bouc émissaire d’Anderlecht, Elias Cobbaut revit à Parme : "Je sentais qu’on ne me voulait plus"

Tout peut parfois aller très vite en football. Elias Cobbaut ne dira d’ailleurs pas le contraire. Respecté et responsabilisé par Vincent Kompany dès son arrivée à Anderlecht, le Belge était très vite devenu l’un des piliers des Mauves lors de la saison 18/19. Ses 24 prestations cette année-là lui avaient même valu une éphémère cap avec les Diables rouges.

Seulement voilà, ses prestations en dents de scie couplées aux résultats sportifs un brin décevants du club, lui avaient valu de véhémentes critiques de la part des supporters bruxellois. Et comme beaucoup avant lui, Cobbaut était très (trop) vite devenu le bouc émissaire, la cible à abattre.

Après une lourde blessure et une longue absence la saison dernière, Cobbaut était donc revenu sur la pointe des pieds au camp d’entraînement cet été. Et très vite, il a senti qu’il n’aurait sans doute que trop rarement son mot à dire : "J’ai directement eu le sentiment que je n’allais pas beaucoup jouer" explique-t-il au micro de HLN. "Au final, il n’y a pas eu de vrai problème. Mais pendant le stage, j’ai vite compris. On ne comptait plus sur moi. Donc j’ai rapidement changé ma façon de travailler… pour être fit pour mon prochain club."

Déterminé à changer d’air pour retrouver la confiance et du temps de jeu, Cobbaut n’a pas hésité à redescendre d’un échelon pour poser ses valises en D2 italienne, à Parme. Un choix de la stabilité qu’il ne regrette pas, surtout après ces quelques mois difficiles à Saint-Guidon : "Je n’étais pas très apprécié, hein. Des critiques ? Chaque footballeur en reçoit. Si c’était à cause de mon style de jeu ? Disons que chaque joueur a des supporters et des gens qui le critiquent. Mais quand une équipe ne tourne pas rond, il faut toujours un bouc émissaire. Et une fois que les gens vous ont dans le viseur, c’est très difficile d’en sortir…"

Titulaire indiscutable à Parme (il n’a pas encore raté une seconde cette saison), Elias Cobbaut revit aux côtés de l’éternel Gianluigi Buffon : "Il me donne souvent des conseils. Malheureusement quasiment que en italien" sourit-il pour conclure.

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