À Anderlecht, Kompany s'occupe aussi des Dames

À Anderlecht, Kompany s'occupe même… des Dames
À Anderlecht, Kompany s'occupe même… des Dames - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Si Anderlecht sort de la pire saison de son histoire avec, pour la première fois depuis 55 ans, une absence du front européen, son équipes Dames connaît une haute conjoncture. Le Sporting version féminine reste sur 2 titres de championne en 3 saisons : en récompense, il accueille dès ce mercredi l’un des 10 tournois préliminaires de la Ligue des Champions. Anderlecht affronte successivement le PAOK Salonique, les Norvégiennes de Lilleström et les Nord-Irlandaises de Linfield : l’équipe victorieuse de cette poule à quatre grattera l’un des 10 tickets pour la phase finale de cette Champions League version féminine.

On sait que ce sera difficile, mais on compte bien se qualifier " explique la capitaine de l’équipe Laura De Neve. " Si on passe, on peut jouer contre des équipes comme Lyon, le PSG ou Barcelone. Mais ma préférence, ce serait alors de jouer contre Manchester City : j’adore ce club, avec la venue de Vincent Kompany tout le Sporting respire l’air de City, et puis ce serait l’occasion de retrouver Tessa Wullaert, qu’on connaît toutes bien ! "

Vincent Kompany : le nom magique est lâché. Même l’équipe dames semble bénéficier de l’onde de choc du retour de l’enfant prodigue.

Tout le staff technique des Dames a été inclus dans le team-building organisé en début d’été à Durbuy par Vincent à l’intention de tous les techniciens du Sporting " confie Patrick Wachel, le coach de l’équipe Dames. " A Durbuy, on a parlé football, c’était l’occasion de constater que Vincent voulait absolument qu’on pratique tous  un football de possession avec un pressing haut. C’était déjà notre style de jeu global la saison passée, même si on n’a pas toujours eu les joueuses pour le pratiquer. Depuis le premier jour, Vincent pousse pour nous aider : grâce à lui, on a enfin obtenu un vestiaire spécifique et réservé à l’équipe féminine. Il y a 3 ans, on ne parlait plus de notre section : on devait s’entraîner sur les terrains de l’Académie au Heysel. Depuis, on a accédé aux terrains professionnels, on peut fréquenter la salle de musculation de Neerpede et on va jouer nos matches de Champions League au Lotto Park, comme l’équipe masculine ! "

Fameux contraste : quelques semaines après sa prise de pouvoir chez Saint-Guidon fin 2017, Marc Coucke semblait vouloir désinvestir la section Dames du Sporting... Il a, depuis, fait marche arrière.

On sent le soutien de toutes les composantes du club, le département médical, l’administration, la communication " poursuit Laura de Neve. " Pour nous toutes, les joueuses, c’est un rêve d’enfant de pouvoir jouer nos matches au Lotto Park. On a des contrats semi-professionnels, car les unes travaillent et les autres sont encore aux études. On a une base de salaire fixe, et le reste en primes pour nous booster en match. Evidemment, cela n’a rien à voir avec ce que touchent les hommes mais il faut un début à tout… "

Reste bien sûr à appréhender la gestion de groupe de manière optimale. " Vous avez une femme à la maison ? C’est déjà assez difficile, non ? Moi, j’en ai 20 au vestiaire ! " s’esclaffe Patrick Wachel, qui fut aussi durant 10 ans adjoint d’Ariel Jacobs et Albert Cartier à La Louvière et au Brussels. " Les femmes sont beaucoup plus sensibles, elles sont aussi rancunières car elles n’oublient rien. Donc clairement, oui : c’est beaucoup plus difficile de coacher des femmes que des hommes ! "

Qui a dit qu’à Anderlecht, la Dame était l’avenir du Mauve ?

Le programme d’Anderlecht (Lotto Park) :

Anderlecht-PAOK Salonique, mercredi 7 août, 18h30

Anderlecht-Lilleström, samedi 10 août, 14h

Anderlecht-Linfield, mardi 13 août, 17h

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