Julien Deneyer : "J'ai pris ma revanche, c'est un sacré sentiment d'accomplissement"

Julien Deneyer a réalisé un exploit peu commun et assez incroyable. Il vient de relier Londres à Paris, à la seule force de son corps. 150 km de course à pied depuis le centre de la capitale anglaise, la traversée de la manche à la nage (entre 40 et 60 km en fonction des courants) et puis 300 km de vélo depuis les côtes françaises jusqu’au centre de Paris, avec une arrivée triomphale vers l’arc du même nom. Il ressentait évidemment un véritable sentiment d’accomplissement à son arrivée. "L’année dernière, j’ai tenté l’épreuve et j’ai dû abandonner à cause d’un problème de santé. Cette année j’ai pris ma revanche, c’était un sacré sentiment d’accomplissement pour arriver avec une performance pareille."

Après la traversée de La Manche, il a compris que l’exploit était possible : "Le bateau m’a reconduit à Calais directement, et là je suis parti à vélo sans prendre de repos. J’ai dormi 4 heures en tout sur les 52 heures de la course."

Relier Londres à Paris était un exploit en lui-même. Mais Julien Deneyer visait aussi un record… qu’il a largement battu. "L’année dernière l’objectif c’était de terminer l’épreuve, mais je suis un compétiteur. S’il y a un chrono, s’il y a une ligne d’arrivée forcément on essaie d’être le plus rapide. J’ai tout donné. Je suis super content."

Si c’était le bonheur qui prédominait à l’arrivée, le Namurois a aussi eu des moments compliqués : "Au niveau mental c’est éprouvant, il y a des hauts et des bas on n’est jamais bien tout le temps. Il faut gérer, sinon on abandonne après deux heures. Le plus dur pour moi c’était le vélo. La troisième épreuve, après aucun repos. Une énorme fatigue déjà après la traversée de La Manche. Mais je me suis arraché."

Il ne réalise pas encore la portée de son exploit : "Je suis complètement exténué, j’ai dû m’arrêter un peu parce que je m’arrêtais sur mon vélo. J’attendais ça depuis longtemps…"

L’athlète a conscience que sa performance est aussi belle qu’inutile, dans le sens qu’il ne gagne rien au bout de celle-ci. Peu importe pour lui. "C’est purement personnel, j’ai voulu m’en servir aussi pour faire des dons à Unicef. Ça a permis aussi que ça serve à quelque chose d’autre."

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