Dans l'assiette de Nafi et de Greg Van Avermaet

Au restaurant du Gloria Sports Arena, l’immense complexe ultramoderne ou le Team Belgium a installé son camp de base pour son traditionnel stage multidisciplinaire, elle est probablement la membre du staff la plus sollicitée.

Stéphanie Scheirlynck, nutritionniste gantoise en vue, décortique l’assiette des athlètes. "Au petit-déjeuner ou au lunch, beaucoup d’athlètes viennent me voir pour des conseils sur la composition de leur assiette. Ils me posent de nombreuses questions sur ce qu’il est intéressant de consommer avant telle ou telle séance."

C’est que cette diététicienne en vue s’est spécialisée dans l’accompagnement de sportifs de haut niveau. De Greg Van Avermaet à Nafissatou Thiam en passant par Koen Naert ou Wout Van Aert, tous viennent la voir avec le même intérêt. "Souvent, les athlètes souhaitent savoir quoi manger et à quel moment. Parce que l’alimentation ne doit évidemment pas être la même tous les jours. Un sportif n’aura pas besoin des mêmes apports un jour de repos, la veille d’une séance d’endurance ou le matin d’un entraînement de force."

À 34 ans, cette ancienne athlète du sub-top belge s’occupe également de l’équipe cycliste Trek-Segafredo et du Sporting d’Anderlecht. "Avec le cyclisme, j’accompagne l’équipe sur les classiques, le Dauphiné et le Tour de France. Le reste du temps, c’est de l’accompagnement individuel essentiellement par mail ou vidéo conférence vu que les coureurs sont toujours dispersés quelque part dans le monde. Avec Anderlecht, je vois les chefs et les cuisiniers une fois par semaine pour élaborer les menus. C’est probablement le plus facile puisque bien souvent les joueurs mangent au club le matin, le midi et après l’entraînement. C’est plus facile de contrôler ce qu’ils font."

Dans son accompagnement, Stephanie ne veut surtout pas jouer le rôle de la 'castratrice alimentaire'. "Avec moi, rien n’est interdit parce que manger, c’est aussi prendre du plaisir. Un athlète qui souhaite manger des frites ou qui aime le chocolat pourra toujours le faire, d’autant que les sportifs brûlent évidemment énormément de calories. Tout est de toute façon toujours une question de timing.

Mon rôle, c’est de les accompagner et de leur apprendre ce qui leur convient le mieux et à quel moment consommer telle ou telle chose. Au début de sa carrière, Nafi vivait seule et était étudiante, elle n’avait pas beaucoup de temps pour cuisinier. Il a donc fallu cadrer tout ça. Mais maintenant qu’elle a plus de temps entre les entraînements, je lui ai appris à consommer ce qu’il y avait de meilleur pour elle. À charger les protéines avant une séance de musculation par exemple. De petites choses qui permettent d’avoir plus d’énergie, de se fatiguer moins et de récupérer de manière optimale." Un accompagnement qui visiblement, porte ses fruits.

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