La Petite Vadrouille à Temploux : risque, spectacle et courage

Dans cette séquence, une vadrouille un peu spéciale pour Gérald Wéry… Il ne va pas parcourir les terres belges mais plutôt les airs. Toujours armé de son vélo, il va rapidement se retrouver largué…

En pédalant dans les alentours de Namur, le reporter se retrouve au milieu de belles étendues vertes et, logé dans celles-ci, l’aérodrome de Namur, ou de Temploux. Peu importe, il se situe en fait sur le territoire de Suarlée. Bref, cette fois-ci, la Petite Vadrouille, ça se passe à Temploux.

Comme presque partout en Belgique, quand Gérald se pointe en pédalant, il se fond rapidement dans le décor mais ici, les habitudes régionales demandent un tout petit peu plus de technique, et de témérité. Et oui, à Temploux, ce sont les sports aéronautiques que l’on pratique.

Ça plane pour moi

La première discipline à laquelle notre journaliste s’intéresse est certainement la plus planante. Il s’agit du vol à voile. C’est joli dit comme ça, mais on veut les détails. La pratique du vol à voile consiste à voler dans les airs à bord de ce qu’on appelle un aérodyne, autrement dit tout appareil volant plus lourd que l’air dont la sustentation est obtenue au moyen d’une force aérodynamique, de la portance d’une voilure fixe (avion, planeur) ou tournante (hélicoptère). Beaucoup de mots compliqués pour des gros machins volants.

Dans ce cas-ci, Gérald a principalement à faire à un planeur. C’est très particulier, il n’y a pas de bruit et s’il n’y a pas de bruit, c’est parce qu’il n’y a pas de moteur. Ce sport est tributaire de la météo. En fonction des éléments climatiques, la balade peut durer quelques minutes ou plusieurs heures. Les planeurs atteignent 400 à 450 mètres de haut. Cette discipline a une part de surprise ou de risque, ça dépend comment on voit les choses… On peut devoir trouver un champ à la dernière minute si les courants ascendants ne peuvent plus nous maintenir en l’air, "ça apporte un peu de piment" explique Philippe Lambert du Club Cap Vol à Temploux.

Chorégraphie aérienne

Un peu plus loin, toujours sur le tarmac de Temploux et toujours à vélo, notre vadrouilleur rencontre un ancien champion du monde voltige qui se trouve aux commandes d'une magnifique réplique d'un Bücker Jungmeister de 1935, un biplan qui ne sert qu'à faire de la voltige. Le champion en question ? Benoît Dierickx, pilote de ligne et passionné des avions vintage. C'est d'ailleurs dans la catégorie artistique qu'il remporte une médaille d'or au Vintage Aerobatic World Championschip en 2019.

La voltige est technique évidemment mais aussi très impressionnante. Elle commence par des loopings, des tonneaux, des vrilles ou des boucles mais ces figures peuvent être extrapolées, améliorées et la chorégraphie agrémentée d'autres rotations. Il faut jouer avec les accélérations, les forces, les inerties mais faire attention à la résistance de l'avion, du moteur et du pilote. 

Prendre de la hauteur

Après la découverte de la voltige, sport fascinant mais qui semble intouchable, Gérald s'attaque à un troisième sport pratiqué à l'aérodrome de Temploux et qui semble un petit peu plus accessible, le parachutisme. Et plus accessible ne veut pas dire qu'il ne faut pas avoir le cœur bien accroché… Après 20 minutes de montée au-dessus du Namurois, vous êtes jeté dans le vide pour 50 secondes de chute libre. Les plus confirmés vont profiter des ces secondes pour réaliser différentes figures. Un bon shot d'adrénaline avant que le parachute ne s'ouvre vers 1000 mètres. Et laisse place à la contemplation du paysage. 

 


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