Vasseur recadre Rossetto : "J'ai demandé à Stéphane d'aller s'excuser ce matin"

Stéphane Rossetto (Cofidis) a défrayé la chronique ce mercredi. Très énervé à l’arrivée à Toulouse, le baroudeur français s’en est pris à Aimé De Gendt (Wanty-Gobert), coupable selon lui de pas avoir tout donné dans l’échappée. Cédric Vasseur, le manager de Cofidis, n’a pas apprécié le coup de gueule de son coureur. Il lui a dit.

"Stéphane découvre le Tour de France dans l’euphorie. Cela peut avoir des bons effets et parfois de mauvais. Je crois que ce mercredi il ne s’est pas comporté comme il aurait fallu le faire", déclare l’ancien porteur maillot jaune à notre micro. "On sait très bien que dans une échappée du Tour de France, chaque coureur suit la stratégie de son équipe. Certains demandent à leur coureur de se sacrifier, d’autres d’en garder un peu. J’ai bien observé et je crois que les quatre coureurs ont donné ce qu’ils avaient. Stéphane, qui concourrait pour le dossard rouge du plus combatif, a rapidement compris qu’il n’allait pas réussir. Mais ce n’est pas une raison pour en vouloir à Aimé De Gendt. Honnêtement, il a fait la course qu’il fallait. J’ai demandé à Stéphane d’aller s’excuser ce matin".

Malgré ses 32 ans, Rossetto a encore des choses à apprendre. "Des aventures comme celle d’hier, cela permet surtout à des coureurs comme Stéphane de parfaire leur apprentissage. Le Tour de France ne se gère pas comme une autre compétition. Je crois qu’hier il a beaucoup appris. Stéphane est vraiment cash, il s’est donné à 100%. Il aurait aimé que les trois autres le fassent. Et il a peut-être estimé injustement qu’Aimé n’a pas fait la même chose. Je pense que De Gendt a essayé d’aller chercher la victoire d’étape et on ne peut pas lui en vouloir".

Hilaire Van der Schueren, DS chez Wanty-Gobert, a eu Rossetto sous ses ordres il y a quelques années. Il connaît donc bien le personnage. "Je ne comprends pas sa réaction. Si Aimé n’avait vraiment pas fait son boulot alors je comprendrais, mais il a toujours roulé, parfois même un peu trop. Au moment où Aimé a attaqué, ce n’est pas ce que voulait Rossetto. Il voulait attendre jusqu’à ce que le peloton arrive et après attaquer. Mais moi j’ai demandé à Aimé d’attaquer. Au moment où il attaque, les trois autres sont "morts", donc ça tu dois l’accepter. Si quelqu’un est meilleur que toi, tu dois le féliciter après, et pas réagir comme Rossetto hier. C’est dégueulasse. Je ne le connais pas comme ça. J’espère qu’il va venir pour parler avec moi mais je pense que son manager a déjà dû lui dire de s’excuser. Je sais qu’il a la tête assez dure, qu’il est têtu et qu’il ne va pas venir. C’est possible. En tout cas je l’attends."

Aimé De Gendt, l’autre protagoniste de "l’affaire", livre sa version des faits. "
Je pense qu’il est frustré. Il voulait aussi prendre le prix de la combativité. Je me sentais le plus fort, j’ai fait ma part du travail, plus que les autres. A la fin, je sens que Calmejane et Perez étaient très fatigués, donc j’ai attaqué. Si Rossetto se sentait aussi bien que moi, il devait me suivre mais il ne l’a pas fait. Est-ce qu’il est venu me voir ? Je ne l’ai pas encore vu. J’espère qu’il va s’excuser mais même s’il ne le fait pas, ce n’est pas un problème pour moi."


 

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