Trois questions à Cyril: "Ineos va devoir mettre en place une tactique différente"

'Trois questions à Cyril', notre débrief quotidien sur le Tour de France en compagnie de Rodrigo Beenkens et Cyril Saugrain se penche ce samedi sur la 14e étape de la Grande Boucle entre Tarbes et le sommet du Tourmalet. Une étape pour gros bras qui a vu triompher Thibaut Pinot, sombrer Nairo Quintana mais surtout briller un épatant Julian Alaphilippe, 2e à l’arrivée. Le grand favori du Tour, Geraint Thomas a lui montré quelques signes de faiblesse.

Jusqu’ici on se demandait quand Alaphilippe allait perdre son maillot jaune. Maintenant on se demande… s’il va le perdre. Avec Alaphilippe et Pinot, a-t-on les deux meilleurs coureurs du peloton aux avant-postes ?

"Oui clairement. Ce sont les deux hommes les plus forts de ce début de Tour de France. Alaphilippe a pris des risques pour prendre le maillot. Il a montré qu’il était un puncheur redoutable. Pinot, s’est lui trouvé des ailes en prenant la roue d’Alaphilippe à Saint-Etienne avant de connaître ce moment difficile avec cette bordure. Mais il a su rebondir, faire un super chrono et aller conquérir une étape magistrale. Ce sont eux les deux plus fort jusqu’à aujourd’hui."

Jusqu’ici, l’équipe Ineos, jadis Sky, avait toujours eu un avantage par rapport à ses adversaires au moment d’aborder la zone décisive du Tour. On est désormais dans la situation inverse. Qu’est-ce qui doit se dire en ce moment dans le clan Ineos ?

"On doit certainement se poser des questions et il est temps de se les poser. Après, on sait que le Tour est très compliqué dans son dernier bloc et il peut encore y avoir des retournements de situation. Le jour sans est au coin de la rue à chaque moment. Il faut donc être très vigilant. L’équipe Ineos va devoir travailler mais peut-être plus avec le rouleau compresseur comme avant mais avec une autre tactique. C’est sans doute à ce moment-là que la double tête (Thomas-Bernal) va pouvoir être intéressante. Ils vont devoir réécrire une stratégie et profiter du terrain qui leur est proposé."

Les Movistar roulent et font exploser leur leader Quintana. Quelle est leur tactique ? Comment peut-on l’expliquer ?

"Je ne sais pas vraiment l’expliquer. Ça fait quelques années que c’est comme ça, qu’ils courent un peu à l’envers avec des choix particuliers. J’imagine que le leader était Landa. Quintana n’est jamais resté dans les roues de ses équipiers. C’est vraiment compliqué d’expliquer cela."

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