Thibaut Pinot a "la rage"

Thibaut Pinot a "la rage"
Thibaut Pinot a "la rage" - © MARCO BERTORELLO - AFP

Thibaut Pinot a "de la rage" au lendemain du coup de bordure qui lui a fait perdre 1:40 dans un Tour de France jusque-là idéal pour le leader de la Groupama-FDJ, qui pointe désormais à la 11e place, à mi-parcours.

Quel sentiment domine 24 heures après ? "Il y a beaucoup de colère, beaucoup de frustration", déclare Thibaut Pinot. "On ne le méritait pas. C'est cela qui est dur, on avait fait zéro erreur et hier (lundi), on a fait une erreur. Des coups de bordure, j'en ai déjà pris mais celle-là, je n'arrive pas à l'accepter, elle est trop frustrante pour moi. Ce n'est pas eux qui nous ont pris 1:40, c'est nous qui leur avons donné 1:40, et ça, c'est dur... surtout sur le Tour où le niveau est extrêmement élevé. La fatigue est là pour tout le monde. C'était une étape très usante, ça frottait pendant 220 bornes. Depuis que je fais le Tour, elle est dans le top 3 des journées les plus nerveuses. On a été pendant 200 bornes dans les 20-30 premiers. On n'était pas bons collectivement peut-être aussi, mais on était présents dans le match."

Comment expliquer cette bordure ? "Une bordure, c'est une question de collectif, il n'y a pas d'individualité", dit le coureur français. "C'est comme un chrono par équipes. Hier, ça ne se joue à pas grand chose, à deux coureurs devant moi. C'est ça qui me frustre."

Pinot n'a pas pensé rentrer sur l'avant de la course. "Pendant la chasse, on a pris encore un rond-point à l'envers, le groupe s'est cassé en deux. Les 5 secondes qui nous manquent en haut de la bosse sont là, mais ça roulait tellement vite que 5 secondes, c'est une éternité. On savait très bien que si on ne revenait pas au-dessus de cette bosse, c'était fini."

Le leader de la formation Groupama-FDJ attend impatiemment la montagne. "Je sais que j'ai les jambes. Je suis impatient, j'ai de la rage en moi. Je n'ai qu'une envie, c'est d'être à samedi (l'étape du Tourmalet). Je suis encore sous le coup de la déception, je ne vais pas le cacher, mais je sais qu'au matin du chrono (vendredi) et de l'étape du Tourmalet (samedi), je penserai à tout ça. J'ai déjà eu bien pire et je me suis toujours relevé. Par rapport au Giro l'an dernier (il avait abandonné, malade, à la veille de l'arrivée, ndlr), ce n'est rien. Mon objectif de podium est toujours réalisable, il n'y a aucun doute là-dessus."

Thibaut Pinot est loin d'être le seul prétendant au podium. "La densité des favoris est énorme. Pour reprendre du temps, il faudra se battre. Il y a entre une dizaine, une quinzaine de coureurs qui sont capables de monter sur le podium. On va courir de manière offensive, on a une équipe pour ça aussi dans la montagne. Mes quatre grimpeurs grattent un peu de la patte, on n'a qu'une envie, c'est d'arriver dans les cols, on va essayer de lâcher les chevaux."

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