Suivre une moto à 30 mètres permet à un coureur de gagner 2,6 secondes par km

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Illustration - © DAVID STOCKMAN - BELGA

L'avantage aérodynamique de suivre une moto en course pour un coureur cycliste n'est pas nouveau, mais des études numériques ont démontré l'importance de ce bénéfice, plus élevé que prévu. Un coureur suivant une moto, 30 mètres devant lui, à 54km/h par exemple, gagnerait ainsi 2.6 secondes au kilomètre.

Des études numériques menées par le Professeur Bert Blocken et son équipe de l'Université d'Eindhoven et la KU Louvain démontrent l'impact encore important d'une moto devant un coureur, principalement lors d'un contre-la-montre.

La résistance à l'air diminue pour un coureur lorsqu'il suit une moto, une situation mainte-fois remarquée et dénoncée lors des épreuves chronométrées notamment. Les études scientifiques et les tests ont démontré que cet impact était bien plus important que couramment imaginé. "Ainsi une moto qui se trouve 30 mètres devant un coureur, permet à celui-ci, sur base d'une vitesse moyenne de 54 km/h de gagner 2.6 secondes par kilomètres", révèle le Professeur Bert Blocken.

Ainsi les analyses des essais en soufflerie et des méthodes de simulation en collaboration avec l'entreprise ANSYS ont démontré l'incontestable bénéfice de rouler derrière une moto. Ce n'est pas nouveau, mais l'importance de ce bénéfice est plus élevé qu'imaginé. "Suivre une moto à 2,5 m, 10m et 30m permet de réduire la résistance à l'air de, respectivement, 48%, 23% et 12 %, et ce à n'importe quelle vitesse. Ce qui permet en transposant en secondes, sur base d'une une vitesse de 54km/h, un gain de 12.7 secondes, 5,4 et 2.6 seconde par kilomètre."

Si l'on augmente encore la distance entre la moto et le coureur à 50m, la résistance à l'air diminuerait jusqu'à 7 %, mais il subsisterait encore un avantage.

"Ces expériences ont été menées en tenant compte d'une seule moto. Souvent, ce sont plusieurs motos qui peuvent se trouver devant un coureur, voire une voiture aussi ce qui accroît encore l'impact aérodynamique pour un coureur", ajoute Thierry Marchal, directeur des opérations sportives chez ANSYS.

De quoi alimenter le débat à quelques jours du départ du Tour de France le 6 juillet à Bruxelles.

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