Prudhomme : "La seule manière de courir la plus grande course cycliste du monde"

Christian Prudhomme
Christian Prudhomme - © RTBF.be

Le Tour de France s'élancera finalement le samedi 29 août (de Nice) pour s'achever le dimanche 20 septembre (sur les Champs Elysées à Paris), au lieu du 27 juin au 19 juillet, en raison de la crise du coronavirus. L'organisateur ASO et l'UCI ont confirmé le report de la 107e édition.

"C’est quelque chose qui a été fait de manière concertée. Lorsqu’on nous a demandé si on pouvait déplacer le Tour de France, nous avons immédiatement répondu ‘Non’. On s’est dit ensuite que c’était la seule manière que le Tour se déroule. Le Tour, c’est la plus grande course cycliste au monde, c’est la plaque tournante du cyclisme. On s’est dit qu’on devait tout faire pour réussir. J’ai commencé à tester par téléphone, à poser des questions aux élus, dès le 18 mars, le lendemain de Paris-Nice. Ils m’ont tous répondu que ce serait toujours le Tour, même à une autre date. Nous avons ensuite tout analysé avec l’UCI et on s’est rendu compte qu’il faudrait repousser le plus tard possible", a précisé Christian Prudhomme à notre micro.

"Quand on est coureur, quand on est champion, il faut un objectif. On le reporte de deux mois, les coureurs et les équipes savent maintenant pour quoi et pour quand se préparer. On a bien conscience qu’il faut 4 à 6 semaines d’entrainement sur route, puis un petit mois avec des épreuves de référence, comme le Dauphiné qui se tiendra sans doute sur un mode plus court mais avant le Tour. Ce sera une édition singulière, mais toujours dans l’été. Dans l’histoire du Tour, soit 1903, il n’est jamais parti plus tard que le 13 juillet. Voir le Tour se tenir à ce moment-là signifie qu’il y a une renaissance, une lueur, un espoir", a ensuite indiqué le Directeur du Tour.

Ferveur, enthousiasme, sourires

Avant d'ajouter : "Je pense au point le plus important aujourd’hui : les gens qui se battent dans les hôpitaux pour sauver des vies, et tous ceux qui font que le tissu économique fonctionne encore. Le Tour, c’est aussi important pour le tourisme et les économies locales. Il y aura peut-être un peu moins de sourires, un peu moins de personnes au bord des routes… mais il y aura tout autant de sourires car il y aura une ferveur, un enthousiasme et une envie d’à nouveau croquer dans la vie. Les dates ont été choisies car elles peuvent convenir à plus ou moins tout le monde. Certains organisateurs de courses vont se retrouver dans l’ombre du Tour, je peux le comprendre. Il y a une volonté de l’ensemble du monde du cyclisme de mettre en avant les événements les plus importants."

Enfin, Christian Prudhomme a conclu : "Nous avions bien conscience que, tant que les dates du Tour n’étaient pas posées, rien de concret ne sortait. Aucune décision n’avait été prise en tout cas. On ne va pas changer les règles, sur le nombre de coureurs par exemple, mais j’espère que les 22 équipes prévues seront présentes. J’entends bien que certaines équipes sont en difficulté, j’espère qu’elles pourront être au départ du Tour. Si le Tour ne peut débuter le 29 août ? Ca voudra dire que la situation est dramatique. Il faut souhaiter qu’elle s’améliore, la santé est la priorité."

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK