Nice et le peloton attendent impatiemment leur Tour

Geraint Thomas, Egan Bernal et Julian Alaphilippe lors du dernier Tour de France
Geraint Thomas, Egan Bernal et Julian Alaphilippe lors du dernier Tour de France - © DAVID STOCKMAN - BELGA

Le Tour de France 2020 aurait dû s’élancer de Nice ce samedi mais – coronavirus oblige – le Grand Départ de la Grande Boucle a été reporté de deux mois (27/08 – 20/09).

Pas de caravane, pas de village du Tour de France ni de coureurs dans les rues de Nice ce samedi mais bien des signes que l’on attend impatiemment le peloton. Les trams placardés aux couleurs de la Grande Boucle et les étendards qui célèbrent le Grand Départ colorent le centre-ville niçois alors que les futurs protagonistes de l’épreuve se promènent dans Nice et ses alentours à 63 jours du départ tant attendu.

Ce déplacement de dates rendra ce Tour "unique et singulier" estime le patron du Tour de France Christian Prudhomme. "Jamais il n’est parti aussi tard, formellement dans l’été mais en dehors de la période des vacances. Il y aura de vraies interrogations sympathiques."

Celles-ci sont multiples et de tout genre. La météo sera sans aucun doute un facteur. Les coureurs ont déjà échappé aux 30°C prévus sur Nice ce week-end et rencontreront des températures plus clémentes en septembre (18° de moyenne contre 23° en 2019). Christian Prudhomme s’attend également à "plus de vent", un élément climatique de plus en plus déterminant dans la chasse aux Grands Tours.

Météo, journées plus courtes, présence de public incertaine ou en tout cas réduite, caravane publicitaire amincie en raison de la crise économique. Les traditionnels repères qui accompagnaient le peloton seront déformés mais "la fête sera là" promet Prudhomme.

Sportivement, le saut dans l’inconnu sera sans doute moins profond que prévu. Les inégalités entre pays dues aux règles de confinement ont progressivement été gommées par le temps. Le besoin de certitudes des coureurs a rapidement été assouvi par la mise en place d’un calendrier – certes controversé - qui a permis d’y voir plus clair dans la préparation des différentes équipes.

Exigences sportives, économiques et calendrier favorable : les équipes ont massivement décidé de miser leurs meilleurs pions sur le Tour de France. La Grande Boucle est incontournable et ASO peut se frotter les mains.

Malgré les peu de repères qu’ils pourront prendre en Italie (Strade Bianche, Milan-Sanremo, Tour de Lombardie) ou dans l’Hexagone (Route d’Occitane, Tour de l’Ain, Critérium du Dauphiné) dans le courant du mois d’août, les prétendants à la victoire finale devraient tous être au top de leur forme à une période de l’année où les organismes sont habituellement fatigués.

L’équipe à battre reste d’ailleurs toujours la même. Le Team Ineos (ex-Sky) a remporté 7 des 8 dernières éditions du Tour et s’est encore mis sur son 31 pour allonger sa série. Egan Bernal et Geraint Thomas seront de la partie. Chris Froome aussi… mais peut-être sous le maillot d’Israël Start-Up Nation.

Les tensions existent côté britannique et l’équipe Jumbo-Visma est prête à les raviver. Primoz Roglic est déjà en forme et l’a montré aux championnats de Slovénie la semaine dernière. Tom Dumoulin se cherche encore après sa blessure mais est à nouveau attendu au plus haut niveau. Troisième l’an dernier, Steven Kruijswijk jouera les lieutenants de luxe avec un George Bennett très efficace en montagne.

Moins denses en grimpeurs, les autres équipes peuvent également abattre des cartes de poids pour la victoire finale. Nairo Quintana a impressionné en début de saison sous ses nouvelles couleurs d’Arkea-Samsic, Thibaut Pinot est surmotivé après la désillusion de l’an dernier et le jeune Tadej Pogacar peut compter sur le talent, la jeunesse et l’aide d’un Fabio Aru qui espère revenir à son meilleur niveau.

Bref, tous les élément sont réunis pour un grand spectacle. Il ne reste plus qu'à attendre!

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