Michael Matthews: "Nous l'avions planifié depuis longtemps"

L'Australien Michael Matthews, vainqueur à Rodez, a indiqué samedi que lui et son équipe Sunweb avaient "planifié depuis longtemps" une possible victoire lors de la 14e étape à Rodez.

Comment cela se passe-t-il quand on est l'un des favoris de l'étape ? "Etre favori rend les choses difficiles car tout le monde a les yeux sur toi. L'étape d'aujourd'hui était un objectif clair pour nous, nous l'avions planifié depuis longtemps. Je me suis entraîné en vue de ce genre de finish, j'ai revisionné encore et encore le sprint de 2015 auquel je n'avais pas vraiment pu participer car j'avais quatre côtes cassées. Toute l'équipe savait qu'il fallait économiser nos jambes pour être bons aujourd'hui. C'est bien que Warren (Barguil) ait été capable de gagner tout seul hier. Nous avions pour objectif de travailler tout de suite pour être sûr que l'échappée ne prenne pas trop ses distances. De Gendt était super fort et je n'étais pas sûr du fait qu'on réussirait à le reprendre. Ce que nous avons dit durant le briefing, c'est exactement ce qu'il s'est passé. Gagner une étape sur le Tour de France, ce n'est jamais individuel, vous avez besoin d'une équipe entière. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai changé d'équipe. Sunweb avait vraiment pour volonté de me donner plusieurs équipiers pour m'épauler dans des courses comme celles-ci alors qu'Orica avait des objectifs différents. J'ai décidé de venir ici et je suis très content de mon transfert."

C'est une très bonne période pour votre équipe..."Oui, c'est assez spécial, nous avons remporté deux étapes d'affilée avec Warren qui a gagné hier. Il a eu une très mauvaise chute au Tour de Romandie, il n'était même pas sûr de faire le Tour et aujourd'hui, il a le maillot à pois et une victoire d'étape. C'est vraiment un rêve qui devient réalité pour lui. Il est mon compagnon de chambre et maintenant nous avons deux victoires en deux jours dans une seule chambre !"

Pensez-vous être encore en course pour le maillot vert ? "Je n'en suis pas vraiment sûr alors qu'une victoire comme celle-ci représente 30 points et une sur le plat 50. (Kittel) est encore très loin et gagne quasiment tous les sprints massifs. C'est forcément difficile pour des coureurs comme moi de gagner le maillot vert. Mais on va continuer à essayer et voir ce qu'il va se passer dans les prochains jours. Cela ne sera pas fini avant Paris."

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