Madiot : "Le métier de baroudeur est un métier en voie de disparition"

Depuis le début du Tour de France, il semble clair que la grande majorité des équipes et des coureurs sont totalement désintéressés par les échappées au long cours. Avant le départ de la 7ème étape ce vendredi, la plus longue de cette 105ème édition de la Grande Boucle (231 km), le directeur sportif de Groupama-FDJ Marc Madiot nous a donné son sentiment à ce sujet.

"C’est tout à fait normal et logique. On sait qu’il y a des étapes qui vont être contrôlées et maîtrisées soit par les coureurs du classement général soit par les équipes de sprinteurs donc ça laisse peu de place aux baroudeurs. Le métier de baroudeurs est un métier en voie de disparition. Aujourd’hui, les équipes sont organisées, structurées et elles courent en fonction d’objectifs extrêmement précis" analyse le Français.

"Il n’y a plus trop de place pour l’aventure. Tout le monde vient chercher quelque chose à un moment bien précis dans le Tour. Il y a donc toujours quelqu’un pour maîtriser la course. C’est l’évolution du cyclisme moderne. Si on veut revenir à des temps anciens, il faut peut-être diminuer le nombre de coureurs par équipes, modifier les parcours, je ne sais quoi d’autres. Il faut en permanence réinviter la course" conclut le vainqueur d’une étape sur le Tour en 1984.

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