Les Schleck ou la course en famille

Andy et Fränk Schleck
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Andy et Fränk Schleck - © Belga/AFP

Les frères Fränk et Andy Schleck ne conçoivent pas de courir l'un sans l'autre et visent ensemble une victoire dans le Tour de France, sous le regard et le discours protecteurs de leur père, Johny, lui-même ancien coureur qui les suit tout au long du parcours.

Leur stratégie du "On gagne ensemble, on perd ensemble" fait parfois débat. Pour les frères, il n'y a pas de doute. "Il faut dépasser cette question, a récemment soupiré l'aîné à un journaliste qui l'interrogeait sur le leadership entre les deux coureurs, respectivement 2e (Fränk) et 4e (Andy) du classement général du Tour.

"L'important, c'est qu'un de nous deux gagne le Tour de France. C'est notre rêve. On fait tout pour qu'il devienne réalité. Peu importe quel Schleck gagne", affirme-t-il.

Fränk (31 ans) et Andy Schleck (26 ans) ont pratiquement toujours pédalé ensemble. "Andy est venu très tôt à un haut niveau, donc il pouvait sans problème s'entraîner avec Fränk", explique Johnny Schleck.

"Je ne leur ai jamais dit de faire du vélo, se défend le père. Ils ont fait d'autres sports: du tennis de table, du hockey, un peu d'athlétisme... A 14-15 ans, ils sont entrés dans le vélo".

"C'est notre sport dans la famille: mon père en faisait, leur oncle, leur frère (Steve, 34 ans)...", ajoute l'ancien double champion du Luxembourg (1965, 1973). "Mais je n'aurais jamais cru que j'aurais deux fils capables de gagner le Tour de France".

Quand ses fils sont au centre de toutes les attentions sportives et médiatiques, Johnny Schleck se tient à distance, mais jamais très loin: près des bus de l'équipe Leopard au départ ou à l'arrivée, à l'hôtel, sur une portion du parcours, au ravitaillement...

Chasse et pêche

Une pratique presque normale dans une famille fusionnelle où Andy n'a déménagé de chez ses parents qu'à l'hiver dernier pour prendre un appartement... à 100 mètres de là. "Je suis plus tranquille quand je suis là, explique le père. Quand les gamins ont besoin de moi, quand il y a un pépin, qu'il y a un peu trop de pression, ou au niveau du moral, ils me parlent. Mais ce n'est que quand ils le veulent. Je ne vais pas dans la chambre discuter des courses".

"Quand je parle avec eux, on discute de la maison, de ce qui se passe au Luxembourg, de la chasse et de la pêche... Je suis là pour leur enlever de la pression", sourit-il. Les propos récurrents sur le duel de ses fils avec Alberto l'exaspèrent. "Ils sont venus pour gagner le Tour, et c'est logique. Andy a fait deux fois deuxième (2009, 2010), Fränk trois fois dans les dix premiers (10e en 2006, 5e en 2008 et 2009)", souligne-t-il.

"Les frères Schleck ne sont pas venus pour faire la guerre à Contador. Il y encore Ivan Basso, Cunego et surtout Cadel Evans, et Voeckler, et Sanchez. Je signe maintenant si le classement reste comme il est !"

Et de désamorcer la pression, dans une formule collective: "Si on le gagne, ce sera super bien. Si on ne le gagne pas, on n'en mourra pas et on n'en fera pas une maladie"

AFP

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