Lefevere et Lelangue se félicitent de la réussite belge sur le Tour

Tous les jours, il y a eu des Belges à l’avant, tous les jours ils sont montés sur le podium (Van Avermaet, Wellens, Van Aert), ils se sont régulièrement glissés dans le Top 10 (Naesen, Stuyven) et ce jeudi Dylan Teuns (Bahrain-Merida) a mis fin à trois ans d’attente avec sa superbe victoire au sommet de la Super Planche des Belles-Filles. Le Grand départ à domicile a visiblement inspiré nos coureurs.

"C’est bien. On a des bons coureurs en Belgique mais cela ne s’exprime pas toujours sur le Tour de France", analyse Patrick Lefevere, le patron de Deceuninck-Quick Step. "On n’a probablement pas un futur vainqueur de la Grande Boucle parmi eux mais nos coureurs se défendent bien en montagne. Wellens, De Gendt (Lotto-Soudal) on le savait, Pauwels (Dimension Data) était aussi devant au Ventoux il y a quelques années. Pour moi, la découverte, c’est Meurisse (Wanty-Gobert)."

La Belgique du vélo attend le successeur de Tom Boonen, le gars capable de gagner un sprint massif. Patrick Lefevere mise donc plus sur les étapes vallonnées qui se profilent. Il avance même les noms de Tiesj Benoot (Lotto-Soudal), largué au Général, et Thomas De Gendt (Lotto-Soudal), en bonne forme. "Ils vont tenter leur chance".

Si le Wolfpack a levé les bras grâce à ses étrangers Alaphilippe et Viviani, Lotto-Soudal s’est illustré avec le tempérament offensif de ses coureurs. John Lelangue, le manager de la formation belge, est aussi heureux de voir nos compatriotes briller. "C’est plutôt bien. On a toujours dit qu’on n’avait pas de coureur pour gagner le Tour ou pour faire un Top 10. Ce n’est pas forcément ce qui nous intéresse le plus. Donc on a envie d’aller à l’offensive et de regarder les classements annexes. Outre les sprints de Caleb (Ewan), on a montré avec Tim (Wellens) et Thomas (De Gendt) qu’on voulait aller à l’avant. Dans les prochaines semaines, on va essayer de rendre cette course agressive. On veut faire plus que montrer le maillot, on veut faire des résultats. Notre objectif final reste de gagner une étape. Les échappées ont toujours une chance d’aller au bout. C’est comme à la Loterie : tous ceux qui ont gagné, ont joué. A nous de jouer", conclut Lelangue avec une pointe d’humour.

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