Le critérium d'Alost, Egan Bernal dans une kermesse de village

Ça sent les frites et la bière. Ambiance Kermesse assurée dans le centre-ville d’Alost. Des curieux partout, surtout regroupés autour du centre culturel, devenu centre névralgique le temps d’une soirée un peu folle...

Nous sommes deux heures avant la course et déjà les premiers coureurs arrivent, tranquillement. Sac-à-dos sur les épaules, tête de jeune premier et sourire des premières fois, Remco Evenepoel fait partie des hommes qui arrivent tôt.

"C’est mon premier criterium", assure-t-il, l’occasion pour lui de tester sa popularité et même de "demander quelques conseils à Bernal pour gagner le Tour de France". Le gamin est tranquille. Mais il sent que cette victoire colombienne sur la Grande boucle annonce l‘arrivée au pouvoir de la nouvelle génération, dont il est l’un des porte-drapeaux.

Bernal, justement. La néo-star mondiale se fait attendre. De plus en plus de maillots colombiens fleurissent dans la foule et arrachent une photo ou un autographe à Thomas De Gendt, qui prend une éternité pour fendre la masse, la faute à sa générosité.

Dans son sillage, le local de l’étape. Oliver Naesen, lunettes de soleil sur le nez "pas pour le soleil, mais pour cacher la fatigue". Le ton est donné.

19h. Le soleil baisse mais la lumière brille de nouveau lorsque, sous escorte policière, le maillot jaune arrive enfin. Escorté par les policiers et les "Viva Colombia !", il n’a pas l’occasion de saluer ses supporters. Le programme est serré. Photo de famille et interview express. Enfin, le temps pour les champions de donner ce que le public est venu chercher.

C’est donc parti pour 65 tours d’un circuit riquiqui. 1,5 km autour desquels s’entassent 50.000 curieux. Mais l’ambiance est bonne. Papa et maman sont là. Grand-père aussi. Les enfants veulent le dernier maillot d’Alaphilippe ou un hamburger, c’est selon.

Pendant ce temps, les coureurs roulent sur un rythme de sénateur. Le vainqueur ? Aucune importance. Mais ce ne sera pas Peter Sagan. Cette fois, le Slovaque a décliné l’invitation, échaudé par une after un peu trop "agitée" avec des supportrice surchauffée, l’an dernier. L’ambiance kermesse, on vous disait...

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