Lappartient : "Garantir la crédibilité du cyclisme"

En marge du Tour de France, une équipe de la RTBF s’est entretenue longuement avec David Lappartient. Le Tour à Bruxelles, Eddy Merckx, la Grande Boucle 2019 très indécise, Evenepoel ou le dopage mécanique, le président de l’UCI a commenté l’actualité du cyclisme. "Je suis très heureux que le Tour de France parte de Bruxelles. Eddy Merckx est tout de même le plus grand champion de l’histoire de notre sport, tout simplement inégalable. A l’heure où parfois l’Union Européenne vit quelques vicissitudes, que le Tour de France s’élance dans la capitale européenne ça démontre aussi que le sport est un lien d’amitié entre l’ensemble des peuples européens", explique le Président de l’UCI.

"Un faible pour les 7 Milan-Sanremo de Merckx"

"Eddy Merckx est un champion que j’admire. Je suis né en 1973, je n’ai pas vraiment connu Merckx au summum de sa carrière. Mais j’ai dévoré les livres de notre sport et j’ai été bercé par ses exploits. L’année dernière, on lui a remis le Mérite de l’UCI, notre plus haute distinction. Et il s’avère qu’Eddy Merckx ne l’avait jamais reçu ! C’est rare dans un Congrès de l’UCI, mais tout le Congrès était debout pour l’applaudir. J’admire aussi sa personnalité : humble, aimant profondément son sport. Il fait tout simplement honneur au sport cycliste et à ses attaquants. L’attente n’était pas une solution pour lui et je dois avouer que j’ai un faible pour ses 7 Milan-Sanremo", confie David Lappartient.

Le dossier chaud sur la table : l’économie

"La réforme du vélo dans son volet 'économique' est une priorité de l’UCI. Ce sport a de l’avenir, il y a un potentiel énorme mais les acteurs de notre sport vont sur le marché de manière individuelle. A l’UCI nous pensons plutôt que notre force est collective, mais ce n’est pas facile de convaincre tout le monde. Quand on voit que Deceuninck-Quick-Step et Ineos ont éprouvé des difficultés à trouver un nouveau sponsor, on se dit que l’économie de notre sport doit être rendue plus viable dans la durée".

"Evenepoel fait rêver"

"Je suis admiratif de ce que Remco Evenepoel arrive à faire. Une jambe au-dessus des autres chez les juniors, des débuts professionnels très prometteurs, mais il faut aussi lui laisser le temps de mûrir et prendre du coffre. Le public a besoin de stars et belles histoires. Quand on voit le parcours de Evenepoel, c’est une belle histoire. Ça fait rêver", explique David Lappartient.

"Garantir la crédibilité de notre sport cycliste"

"On a bien avancé dans le dossier du dopage mécanique. Nous avons une machine à rayons X, 650 tests l’année dernière et plus de 130 sur le dernier Tour d’Italie. Nous allons aussi améliorer nos tablettes. Et puis, nous travaillons sur une technologie embarquée qui ferait que tout champ magnétique qui se met en route sera détecté en temps réel. On a été efficace et le dopage mécanique n’est plus le sujet du jour. Il faut garantir la crédibilité de notre sport cycliste. Le spectateur doit pouvoir croire que le résultat qu’il voit à la télévision est le vrai résultat, de la vraie valeur des coureurs. Ne relâchons pas nos efforts pour offrir un spectacle crédible aux téléspectateurs", conclut le Président de l’UCI.

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