Ils ne gagneront pas le Tour de France cette année

Froome, Dumoulin, Roglic, Gilbert, Cavendish, Gaviria... Aucun de ces coureurs ne gagnera sur le Tour cette année
Froome, Dumoulin, Roglic, Gilbert, Cavendish, Gaviria... Aucun de ces coureurs ne gagnera sur le Tour cette année - © JEFF PACHOUD - AFP

Un Tour plus ouvert cette année en l’absence de Chris Froome ? Beaucoup l’espèrent. Mais certains coureurs rateront le coche, par manque de forme ou choix de leur équipe. Le point sur les principaux absents…

  • CHEZ LES FAVORIS DU GÉNÉRAL

Deux grands noms sont absents de cette Grande Boucle, deux anciens vainqueurs de Grands Tours : Christopher Froome (Ineos), au corps meurtri par sa lourde chute au Dauphiné (fractures aux côtes, coude, fémur…) et Tom Dumoulin (Team Sunweb), le Néerlandais, 2e l’an dernier et vainqueur notamment du Tour d’Italie en 2017.
Froome ne sera pas au départ de "sa" course, mais il l’a assuré dès son réveil sur son lit d’hôpital : il garde l’envie de remporter un jour un cinquième Tour.

Tom Dumoulin (Sunweb) est tombé au Giro (genou touché et opéré) et ne s’estime pas suffisamment remis ni donc suffisamment en forme pour prendre sa chance cette année.

Le leader potentiel de l’autre équipe néerlandaise, Jumbo-Visma, n’est pas non plus au départ à Bruxelles : le Slovène Primoz Roglic était pointé parmi les favoris du dernier Giro mais en est revenu épuisé.
Autrement dit : sans Dumoulin, sans Froome et sans Roglic, le Tour 2019 s’élance sans ses 2e, 3e et 4e de l’édition 2018 !

  • CÔTÉ BELGE

Pour les Belges, LE grand absent s’appelle évidemment Philippe Gilbert. Très déçu par sa non-sélection, l’ancien champion du monde assure se tourner déjà vers l’avenir, lui qui aurait tant aimé revenir sur le Tour par la grande porte (et la Grand Place), après sa terrible chute de l’an dernier.

Autre absent : le… maillot de champion de Belgique ! Désormais posé sur les épaules de Tim Merlier (Corendon), le drapeau noir-jaune-rouge n’avait aucune chance de se montrer à Bruxelles, l’équipe néerlandaise n’étant pas invitée par les organisateurs.

Dans une moindre mesure, Loïc Vliegen (Wanty-Groupe Gobert) espérait bien découvrir la Grande Boucle cet été, après ses années BMC. Mais le staff de l’équipe wallonne a finalement préféré miser sur l’expérience et la régularité de Frederik Backaert pour équilibrer l’équipe.

  • CHEZ LES FRANÇAIS

"L’année ou jamais" titrait le journal L’Equipe à la fin du mois de juin. L’aveu d’une impatience tout autant que d’un espoir pour cette édition privée de quelques cadors étrangers : la France attend "son" grand vainqueur national depuis 1985 et le dernier Tour remporté par Bernard Hinault.

Romain Bardet (2e en 2016, 3e en 2017) sera bien là mais il devra faire sans son fidèle lieutenant en montagne l’an dernier, Pierre Latour (AG2R La Mondiale). Le vainqueur du maillot blanc de meilleur jeune en 2018 est en manque de condition après une fracture du poignet cet hiver.

Et puis le sprinteur Nacer Bouhanni (Cofidis) ne pourra pas tenter d’inverser sa spirale négative sur le Tour (3 participations, aucune victoire d’étape) : rétrogradé dans la hiérarchie interne de son équipe au profit de Christophe Laporte, il semble n’être jamais entré dans les plans pour cette édition.

  • PARMI LES SPRINTEURS

Chez les sprinteurs justement, le premier à avoir brillé l’an dernier ne sera pas là : le Colombien Fernando Gaviria (UAE Team Emirates) vainqueur de 2 étapes et porteur du premier maillot jaune 2018 est tracassé par son genou. Il a été remplacé par le jeune Belge Jasper Philipsen.

Les Allemands sont privés de Marcel Kittel (14 victoires d’étape au compteur !), qui a mis sa carrière entre parenthèses, de John Degenkolb (vainqueur de l’étape arrivant à Roubaix l’an dernier) non-sélectionné par son équipe Trek-Segafredo qui préfère miser sur le général et encadrer au mieux l’Australien Richie Porte, alors que Pascal Ackermann (Bora-Hansgrohe) avait misé sur le Giro, dont il a terminé meilleur sprinteur.

Mais chez les missiles de fin d’étape, ce Tour 2019 sonne surtout comme un good-bye à Mark Cavendish (Dimension Data). Le Britannique va découvrir un mois de juillet hors France, pour la première fois depuis 2006 ! 13 ans et 30 victoires d’étapes plus tard, le Cav' n’est plus la machine à gagner qu’il était. Son équipe n’a pas pu se permettre de l’aligner.

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