Il y a 25 ans, Fabio Casartelli perdait la vie sur les routes du Tour de France

Parfois, les images nous glacent le sang. Loin des scènes d’allégresse que véhicule le Tour, des drames se jouent sur les routes de France.  Fabio Casartelli nous l’a appris avec effroi le 18 juillet 1995. L’Italien a perdu la vie en pleine course lors de la 15e étape du Tour.

Sur le Tour de France 1995, la 15e étape s’annonce terrible. Entre Saint-Girons et Cauterets, les coureurs devront escalader six cols, dont celui du Portet d’Aspet. Un grand spectacle en perspective pour les suiveurs de la Grande Boucle. Sur la ligne de départ, Fabio Casartelli signe la feuille. Il a le sourire aux lèvres et occupe la 87e place du classement général. Il croit enfin être en mesure de boucler son premier Tour, après son abandon lors de la 7e étape en 1994.

Une descente fatale

Après seulement 34 kilomètres de selle, les coureurs dévalent à toute allure la descente du col du Portet d’Aspet. Alors que le peloton, mené par Miguel Indurain en jaune, entame déjà l’ascension du col de Menté, les caméras de télévision se focalisent sur le corps inanimé d’un coureur de la Motorola. Fabio Casartelli gît à même le bitume. Sa tête, dénuée de casque, à cause de la chaleur, a heurté un bloc de béton à plus de 70 km/h. Au détour d’un virage interminable, la vie s’est arrêtée. L’Italien ne verra jamais Cauterets. Alors qu’il s’envole vers l’hôpital de Tarbes, il décède à la suite de ses blessures. Le champion olympique en 1992 ajoute son nom à ceux de Francesco Cepeda et de Tom Simpson en bas de l’effroyable liste des coureurs décédés sur les routes de la Grande Boucle.

L’effroi dans le peloton

A l’arrivée, la victoire de Richard Virenque passe inaperçue. Le peloton est effondré, meurtri. La tristesse et l’incompréhension se mêlent. Certains coureurs apprennent la nouvelle par des suiveurs du Tour. Pour honorer sa mémoire et pour la famille du défunt, l’équipe Motorola poursuit le Tour. Trois jours plus tard, Lance Armstrong, son équipier, remporte l’étape de Limoges. A l’arrivée, ses doigts pointent vers le ciel, la nouvelle demeure de Fabio.

Aujourd’hui, une stèle a été érigée dans cette descente meurtrière. A chaque passage du Tour, les organisateurs lui rendent hommage.

Cet article est une mise à jour d'un article datant de 2017.

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