Il était une "Foix", dans les coulisses d'une étape particulière

Les tribunes des commentateurs de l'étape 15... à 14 kilomètres de la ligne d'arrivée
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Les tribunes des commentateurs de l'étape 15... à 14 kilomètres de la ligne d'arrivée - © RTBF

Au sommet du Prat d’Albis, Simon Yates lève les bras, savoure son 2e succès sur ce Tour, s’abrite sous un parapluie, met pied à terre puis… trouve sans doute l’environnement humide, mais relativement calme. Plus respirable que les autres jours. Pas d’énormes nuées de photographes et journalistes autour de lui. Pas de caméras cherchant le meilleur angle de vue au milieu d’une forêt de micros. Il ne faut pas y voir une forme de boycott du Britannique par la presse, l’explication est ailleurs : cette 15e étape du Tour 2019 a bénéficié d’un dispositif particulier pour les médias.

Ce dimanche 21 juillet, le Tour est arrivé en pleine zone protégée. Le sommet du Prat d’Albis, où Yates s’est imposé en solitaire devant un Thibaut Pinot aux jambes de feu, est situé dans une zone classée "Natura 2000". Pas question donc d’y installer la (lourde) infrastructure médiatique du Tour de France, ses dizaines de semi-remorques, ses camions transportant le matériel des différents médias audiovisuels, ses milliers de kilomètres de câbles en tous genres, et difficile aussi d’y installer une salle de presse digne de ce nom. Mais cette arrivée inédite ayant été pointée par les organisateurs comme un lieu peut-être clé de cette édition, il fallait tout de même y amener la course et son infrastructure, sans abîmer la zone… La solution ? Diviser en 2 les traditionnelles installations techniques : le strict minimum au sommet, autour de la ligne d’arrivée, et la "zone technique" (habituellement déployée autour de ladite ligne) 14 kilomètres plus bas, dans la petite ville de Foix.

 

UNE INFRASTRUCTURE COUPÉE EN DEUX

Les courageux spectateurs qui ont bravé l’ascension, à pieds ou à vélo, n’ont donc découvert qu’un dispositif "allégé" au sommet : le portique d’arrivée, la ligne, le podium, les espaces de contrôles antidopage, une petite "zone mixte" (là où les médias audiovisuels réalisent les interviews des coureurs après le podium protocolaire). Et beaucoup moins de journalistes que d’habitude : très peu de voitures presse étaient autorisées à monter, en plus de quelques véhicules satellites pour l’envoi des interviews, et de quelques navettes venant du bas.

A Foix, par contre, le petit "village" média traditionnel a déployé ses kilomètres de câbles pour permettre aux médias du monde entier de retransmettre la course. Outre la salle de presse, les cabines des commentateurs radio et télé étaient aussi à 14 kilomètres de l’arrivée, sans vue sur la course. En temps normal, ces espaces de travail sont situés le plus près possible de la ligne d’arrivée, les journalistes voient passer sous leurs yeux tous les coureurs qui franchissent la ligne, avec tout au long de l'après-midi l’ambiance du public survolté dans les oreilles. Ce dimanche, le niveau sonore était bien plus bas, et la vue des commentateurs bien différente des autres jours : des camions, des remorques, des câbles, et même… des toilettes temporaires. Loin du tumulte habituel, et bien loin aussi des espaces verts plongés dans le brouillard que les coureurs et les spectateurs ont pu découvrir au sommet !

Chez eux, les fans du Tour qui ont suivi l’étape sur écran ou à la radio n’ont sans doute rien remarqué. C’est ça aussi la magie du Tour.

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