"N'amenez pas de négatif sur la course", lance Froome au public

Froome, serein et ambitieux, aborde "le plus grand challenge de sa carrière"
Froome, serein et ambitieux, aborde "le plus grand challenge de sa carrière" - © JEFF PACHOUD - AFP

Chris Froome s'est présenté face à la presse ce mercredi à 3 jours du Grand Départ du Tour en Vendée. Blanchi par l'UCI et l'Agence Mondiale anti-dopage, le Britannique visera un cinquième maillot jaune. Malgré l'émoi qui a entouré l'annonce de son contrôle anormal, le leader de la Sky est apparu plutôt serein. Il est tout de même heureux de pouvoir "tirer un trait" sur toute cette histoire. Il est aussi très ambitieux.

"Je suis content d'être ici avec mes équipiers et de pouvoir me concentrer à nouveau sur le vélo", a-t-il affirmé. "Nous avons beaucoup d'expérience. Nous en aurons besoin parce que tout le monde est là cette année. Je vais tenter de remporter un quatrième grand tour consécutif (Tour, Vuelta, Giro, Tour) et de gagner un 5e Tour de France. C'est le plus grand challenge de ma carrière. Le premier bloc de la course sera explosif et aura un air de Classiques. Il y aura ensuite deux blocs montagneux très exigeants dans les Alpes et les Pyrénées."

Froomey n'est pas rentré dans les détails ou les explications techniques concernant son taux anormalement élevé de salbutamol sur la dernière Vuelta. "On doit avoir confiance dans les autorités. Ce n'est pas la Sky qui a décidé de blanchir mais l'UCI et l'AMA. C'est à ces instances de donner les explications", a commenté Dave Brailsford, le manager de la formation britannique. "Je sais que c'est compliqué à comprendre mais les données sont disponibles", a précisé le quadruple vainqueur de la Grande Boucle.

David Lappartient, le président de l'UCI a appelé les spectateurs du Tour de France pour "protéger l'ensemble des athlètes et à respecter les décisions de justice qui sont rendues et à faire en sorte que Chris Froome puisse évoluer dans un environnement sécurisé et serein". Un signe que les autorités craignent des débordements. Interrogé sur le sujet, le leader de la Sky a joué la carte de la diplomatie. "J'aime la France. Le Tour est la plus grande et la plus belle course du Monde. Elle fait aussi partie de mon histoire personnelle. C'est excitant d'être ici pour gagner une 5e fois. J'ai disputé le Giro alors que la décision n'était pas encore tombée et il n'y a pas eu de problème, je ne vois pas pourquoi il y en aurait ici. J'encourage les fans à venir au bord des routes. Si vous n'êtes pas fan de Sky ou de Chris Froome, venez avec le maillot de l'équipe que vous supportez. Mais n'amenez pas de négatif sur la course", a-t-il conseillé.

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