"Du cirque", "spectaculaire" ou impitoyable, la nouvelle Planche des Belles-Filles divise

La Super Planche des Belles-Filles
2 images
La Super Planche des Belles-Filles - © Eric Bruyns

L’ascension de la Planche des Belles-Filles constitue le premier grand rendez-vous des candidats à la victoire dans le Tour. Dans l’histoire de la Grande Boucle, trois hommes ont réussi à séduire les Belles-Filles : Chris Froome, Vincenzo Nibali et Fabio Aru. La montée finale s’est fait un nom. Cette année les organisateurs ont encore corsé la difficulté. Et ça ne plaît pas à tout le monde.

La côte a été rallongée de 1200 m. Et la portion supplémentaire a de quoi faire peur avec des passages à 24% et sur une route en partie non asphaltée.

Dès la présentation du parcours, Patrick Lefevere se montrait perplexe. "Des routes non asphaltées ? 24% ? C’est du VTT. Si les coureurs professionnels n’arrivent pas au sommet d’un col d’une manière 'normale', très peu pour moi. C’est du cirque pas du sport".

L’avis du boss de Deceuninck-Quick Step est tranché comme souvent, mais qu’en pensent les coureurs ?

Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) est sans doute celui qui connaît le mieux cette ascension. Le Vosgien est chez lui et s’est déjà attaqué à la "bête" une dizaine de fois. "Le dernier kilomètre, qu’ils ont ajouté, est très dur, surtout les 200 derniers mètres. Par contre, le revêtement, même s’il est sur du chemin blanc, est propre", souligne-t-il dans Le Soir. "Les hommes en forme sont devant, impossible de jouer sans être fort […] Une certitude, elle ne pardonne pas."

"C’est plus raide que le Mur de Huy", insiste Jurgen Van den Broeck qui a fait la reco pour Het Laatste Nieuws. "C’est spectaculaire. Je pense que cela doit être possible. C’est très difficile, mais ce n’est pas une circusklim (une montée de cirque). La pente est irrégulière, cela monte par paliers. Il y a des bandes d’asphaltes et des parties en gravier mais la route est assez belle".

Cyril Saugrain et Christophe Detilloux, nos consultants sur ce Tour, ont été voir juger sur pièce. "Ça ne va pas être simple", estime Cyril. "Ce n'est pas du VTT, on est sur la route du Tour", dit-il en découvrant le chemin de terre qui mène à l'arrivée. "Je crois qu'ils ont eu du mal à fixer les panneaux tellement, c'est raide. A 100m de la ligne, c'est la partie la plus dure".

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK