"Désigner Bernal numéro 1 et faire attaquer Thomas en début de col"

Venu sur le Tour de France sans ambition pour le général, Simon Yates s'est déjà offert deux victoires d'étape. Vainqueur jeudi à Bagnères-de-Bigorre, le Britannique a récidivé dimanche au Prat d'Albis.

S'il n'a pas pu répondre à l'attaque de Thibaut Pinot, deuxième de l’étape, Geraint Thomas a tout de même récupéré 27 secondes au maillot jaune Julian Alaphilippe. Le Britannique, vainqueur sortant, est ainsi revenu à 1’35’’ d'Alaphilippe au général. Suivent Steven Kruijswijk (1’47’’), Pinot (1’50’) et Egan Bernal (2’02’’).

Deux coureurs Ineos dans le top 5, l’équipe britannique doit bien réfléchir à sa stratégie pour la dernière semaine. "Le plus important, ce sera d’avoir un leader unique. Geraint Thomas l’était au départ, mais il faut voir quelle est réellement sa condition physique. Il faudra trancher : est-ce qu’on garde Thomas ou est-ce qu’on donne la chance à Egan Bernal d’attaquer ? Si j’étais directeur sportif d’Ineos, je désignerais Bernal comme numéro 1 et j’aurais tendance à faire attaquer Thomas en début de col pour essayer de faire réagir les mieux classés du général. On garderait ainsi Bernal", a précisé Frédéric Amorison, ancien coureur et consultant RTBF sur la Grande Boucle.

Dans le clan Ineos, on confirme la complexité de la situation. "Alaphilippe a gagné du temps avec style, il a changé la manière dont les équipes courent. C'est lui le changement principal de ce Tour de France. C'est un casse-tête pour toutes les équipes. Elles doivent essayer de se débarrasser de lui tout en s'occupant des favoris du classement général. Cette problématique rend la course complètement différente", a détaillé Dave Brailsford, patron de l’équipe.

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