De Marchi a subi la loi de De Gendt, "il était imbattable"

Alessandro De Marchi (CCC) a été le dernier a résisté dans la roue de Thomas De Gendt (Lotto-Soudal) lors de la 8e étape du Tour de France. L’Italien a pu admirer de prêt une nouvelle "master class" du roi des échappées.

De Marchi a d’abord loupé le bon coup. Il est sorti seul du peloton pour rejoindre le trio Terpstra-King-De Gendt. Il a aussi manqué un virage et a dû faire un nouvel effort pour revenir sur le coureur de Lotto-Soudal. Autant de forces "gaspillées" en route. Mais l’équipier de Greg Van Avermaet ne cherche pas d’excuse. Pour lui c’est clair : De Gendt était "imbattable". Et pourtant il a cru à la victoire.

"Il y a eu un moment où j'ai pensé que je pouvais le battre, je réalise maintenant qu’il a un peu joué avec moi", a expliqué l’Italien.

En plus d’être costaud, de savoir parfaitement gérer ses efforts, De Gendt est un malin.

Pourtant, le coureur de Semmerzake est loin d’être un inconnu. Il s’est vraiment fait une spécialité de ce genre de raid. Bien sûr, ça ne marche pas à tous les coups, mais quand il se fixe un objectif, il se loupe rarement. Le palmarès de De Gendt renseigne 15 victoires. Et tous ses plus grands succès, il a été les chercher en appliquant la même stratégie. Il coche une étape, choisit son moment, il part de loin puis il essore un à un ses adversaires et finit le plus souvent en solitaire.

La recette est connue, ses adversaires sont prévenus, cela ne l’a pas empêché de s’imposer au sommet du Stelvio (2012, l’année de son podium au Giro) ou sur les pentes du Ventoux (2016).

De Gendt a régalé les fans d’un cyclisme offensif avec quelques numéros de haut vol. En 2017, il fait une razzia sur le Dauphiné : il gagne la 1ère étape et endosse tous les maillots, déjà à Saint Etienne. En 2018 sur le Tour de Catalogne, il résiste au retour d’un peloton qui comprend tous les favoris malgré un vent défavorable. En mars dernier, toujours en Catalogne, il cède à peine 40 secondes lors des 60 derniers kilomètres de la 1ère étape et s’impose à Calella. Ses échappées lui ont aussi permis de ramener le maillot de meilleur grimpeur de la Vuelta (2018), de Paris-Nice (2015, 2018, 2019), du Tour Romandie (2018) ou de Catalogne (2016, 2019).

Et avec les jambes qu’il a, on risque encore de le voir dans ce Tour de France. Pourquoi pas pour jouer les pois ?

Déjà en 2001 ...

Réussir des numéros est une vraie marque de fabrique pour Thomas De Gendt. Un Twitto a exhumé des archives la vidéo d'une victoire du vainqueur d'hier qui date de 2001. Alors débutant, Thomas s'était imposé à Vremde de manière très impressionnante. Danny Brasseur raconte que De Gendt était parti à l'attaque, qu'il était revenu sur le peloton avant de sortir à nouveau pour finir seul.

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