Chris Froome, discret aux Emirats, a encore du boulot avant de retrouver son niveau

Chris Froome (Ineos) a retrouvé le peloton au Tour des Emirats et le sourire après huit longs mois d’absence.
Chris Froome (Ineos) a retrouvé le peloton au Tour des Emirats et le sourire après huit longs mois d’absence. - © GIUSEPPE CACACE - AFP

Chris Froome (Ineos) a retrouvé le peloton et le sourire après huit longs mois d’absence. Derrière le bonheur évident d’épingler à nouveau un dossard, il reste le verdict froid des résultats. Avant l’interruption de la course pour cause de coronavirus, le quadruple vainqueur du Tour de France pointait à une anonyme 71e place à près de 20 minutes du leader Adam Yates (Mitchelton-Scott).

La chute de juin dernier affiche encore ses stigmates. Le Britannique claudique toujours légèrement. Par contre, un large sourire barre son visage. Froomey est heureux d’être de retour parmi les siens.

Bien au chaud dans le peloton dans les étapes plates. Il a – logiquement – éprouvé plus de difficultés quand la route s’est élevée. Il a lâché 3 minutes 44 au barrage d’Hatta, 10 minutes 49 puis 5 minutes dans les deux arrivées à Jebel Hafeet.

Il travaille, cherche ses sensations, à son rythme, sans brusquer les choses. Le chemin est long et il en est bien conscient.

"Je ne vais pas sentir de gros progrès sur deux ou trois jours : il va me falloir beaucoup plus de temps", a déclaré Froome à L’Equipe avant la quatrième étape de l’UAE Tour. Mais les choses se passent bien. Je gère mes efforts. Vu d’où je viens, je suis satisfait de mes sensations."

La preuve avec cet effort dans le vent lors de la cinquième étape. Le coureur d’Ineos a montré qu’il avait encore la capacité à "pousser". Il a développé 360 watts en moyenne pour rouler à 58 km/h pendant plus de 5 minutes. Pas mal pour un revenant.

Froome a maintenant besoin de rythme et de jours de course. Avec la fin prématurée du Tour des Emirats, il a "perdu" deux opportunités d’engranger des kilomètres en compétition. Après un stage en Afrique du Sud, il souhaite s’aligner au Tour de Catalogne fin mars.

La suite de son programme est un point d’interrogation. A une exception près : le Tour de France, son grand objectif de l’année. Dans ses rêves, le quadruple vainqueur de la Grande Boucle s’imagine en jaune pour la cinquième fois à Paris le 19 juillet prochain.

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK