Ce que les coureurs du Tour peuvent et ne peuvent pas faire durant la course

Alaphilippe et Kwiatkowski
Alaphilippe et Kwiatkowski - © YORICK JANSENS - BELGA

Au Tour de France, comme dans toutes les compétitions cyclistes, tous les coups ne sont pas permis et les sanctions sont nombreuses pour ceux qui s’aventurent hors du droit chemin. Durant les milliers de kilomètres parcourus, les cyclistes professionnels sont suivis par des patrouilles de commissaires de l’Union cycliste internationale qui ont pour mission de traquer leurs faits et gestes et de contrôler le respect du règlement.

Entrons en immersion dans les coulisses du Tour pour en apprendre plus sur les détails de la course, souvent ignorés du grand public.

La fringale du cycliste

Un cycliste, vous l’aurez peut-être observé, mange de temps en temps pendant les cinq heures d’étape. Mais quel type de nourriture grignote-t-il ? Tout d’abord, il est important de préciser que la nourriture fait partie intégrante de la préparation du coureur. En fait, trois heures avant le début de la course, il s’offre un festin de féculents composé de pâtes, d’oeufs, de céréales,... Pendant la course, son corps réclame à nouveau de l’énergie et le coureur dispose alors de plusieurs points de ravitaillement où les assistants des équipes distribuent des musettes. Dans ces petits sacs, on trouve soit des barres de céréales, soit des gels de sucre rapide. Chaque cycliste peut également accepter de la nourriture de la part des spectateurs mais à ses risques et périls.

Peut-être avez-vous également remarqué que les coureurs cyclistes aiment papoter entre eux. Et bien, c’est complètement normal car les coureurs peuvent se dépanner entre eux et se rendre de petits services comme échanger de la nourriture, des boissons ou même des accessoires. Attention car l’échange de roue et de vélo n’est permis qu’entre coureurs d’une même équipe ou doit être demandé au personnel accrédité. De plus, ces transactions sont seulement autorisées à l’arrière du peloton où se trouve le coureur, à droite de la route et à l’arrêt.

Trier sur le vélo

Par conséquent, il est évident qu’après avoir mangé et bu sur le parcours, la plupart des coureurs n’hésitent pas à balancer leurs déchets n’importe où sur la route et les accotés. Si vous avez été choqué par ce manque d’intérêt pour le traitement des déchets, pas de panique ! Les cyclistes sont autorisés à les jeter dans des zones mises en place à certains endroits du parcours. Des équipes spécialisées ratissent ensuite ces zones pour récupérer les bidons ou les autres objets jetés.

Ensuite, on ne peut faire l’impasse sur cette interrogation : comment font les coureurs quand ils ont soudainement besoin d’aller aux toilettes ? Souvent, les coureurs optent pour un coin plutôt isolé comme par exemple une  forêt. Ils doivent faire attention à l’endroit choisi car si le coureur décide d’uriner en public, l’amende pour comportement incorrect lui coûtera de 50 à 150 euros. L’autre option est d’uriner en roulant, une option qui sera plutôt choisie par les coureurs de tête. Au niveau du temps, tout est calculé car il existe un accord tacite entre les coureurs pour éviter une attaque à ce moment-là. Pour l’anecdote, en 2014, le Français Arnaud Démare avait dû s’arrêter en pleine ascension pour emprunter les toilettes d’un camping-car appartenant à des touristes qui suivaient le Tour de France.

Les coureurs passent à la caisse

Pour finir, l’aspiration et l'entraînement par un véhicule à moteur sont strictement interdits sous peine d’exclusion du cycliste de la course. Les obstructions volontaires et les manoeuvres non réglementaires sont également pénalisées. Toute infraction à une règle est automatiquement suivie d’une amende et/ou de pénalités de points au classement ou de secondes. Celles-ci sont déterminées par le jury des commissaires de l’Union cycliste internationale (UCI). A moto, ils scrutent les comportements illicites des coureurs durant la course et délibèrent chaque soir. Des amendes sont alors facturées en francs suisses car l’UCI est basée dans le canton de Vaud, en Suisse.

Mais les spectateurs ne sont pas épargnés par les sanctions. L’utilisation de drones et de fumigènes mais aussi une mise en danger d’un coureur peuvent faire l’objet d’une condamnation par la Police Nationale. Une amende qui peut s'élever à plusieurs milliers d’euros et d’années d’emprisonnement. On ne vous conseillera donc que trop la prudence sur le Tour de France.

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