Alaphilippe : "Mon maillot ne tient qu'à un fil"

Dans la chaleur de Nîmes, une nuée de curieux et de journalistes ont envahi l’hôtel de l’équipe Deceuninck-Quick-Step. Au 4ème étage, une petite pièce d’à peine 20m² fait office de salle de presse. Plus de 50 personnes (!) dans cet espace riquiqui pour accueillir le maillot jaune du Tour de France : Julian Alaphilippe. Pendant 10 minutes, l’actuel leader de ce Tour 2019 passe de l’anglais au français pour répondre à cette sempiternelle question : va-t-il ramener le jaune à Paris ?

"Je ne pense pas au maillot jaune à Paris, je pense juste à prendre les jours comme ils viennent, les uns après les autres. Je suis très heureux de porter ce maillot que j’ai défendu au maximum. Depuis un petit moment, ce n’est que du bonus. Mais j’ai envie que ça continue, jusqu’à la fin. Plus on se rapproche de Paris, plus c’est un sentiment spécial. Je ne cesse de le répéter : le plus dur reste à venir. Je me suis surpris dans le Tourmalet, mais il y a du solide d’ici la fin du Tour. Je ne veux pas rêver mais je vais faire le maximum".

"1’30’’ c’est bien, c’est mieux que 1’30’’ de retard ! C’est beaucoup et rien du tout en même temps, il suffit d’une défaillance dans un col… Vu le profil des Alpes, 1’30’’ ce n’est presque rien. Mon maillot ne tient qu’à un fil, mais j’en suis très fier".

"Cette attention médiatique fait partie de la course et du maillot jaune. Je suis content de répondre à toutes vos questions. Chacun fait son travail. Moi mon job aujourd’hui c’est de récupérer et répondre aux sollicitations. Mais je reste moi-même par contre. Donc si vous voulez poser d’autres questions sur ce que vous voulez, allez-y, parce que depuis 10 jours je réponds aux mêmes questions !", conclut le maillot jaune sourire aux coins de la bouche.

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